URBAIN VIII : 6 août 1623-29 juillet 1644

10 entrées · DH 1998–2008

Le baptême des enfants conféré contre la volonté des parents

1998

Au sujet du baptême conféré à la fille hébraïque Alegreta à l'âge d'environ trois ans... contre la volonté des parents,... (les cardinaux) ont estimé que la petite fille était vraiment baptisé si la matière, la forme et l'intention se sont unies et que le baptême peut être certifié par un témoin et bien que les enfants des Hébreux ne doivent pas être baptisés contre la volonté de leurs parents, si néanmoins ils sont baptisés de fait, le baptême est valide et le caractère est imprimé ; la fille baptisée doit être élevée auprès de chrétiens ; la femme qui a baptisé doit être avertie sévèrement qu'à l'avenir elle doit se garder de faire des choses semblables ; quant au peuple, on doit lui faire savoir qu'il n'est pas permis de baptiser les enfants des Hébreux contre la volonté de leurs parents, car même si la fin est bonne, les moyens cependant ne sont pas licites, surtout qu'est en vigueur la bulle de Jules 111 qui impose une peine de mille ducats ainsi que la suspense à ceux qui baptisent les enfants des Hébreux contre la volonté de leurs parents.

Erreur concernant la double tête de l'Eglise

1999


Le très saint seigneur (a) la proposition suivante :
"Saint Pierre et saint Paul sont les deux princes de l'Eglise qui font un seul", ou : "ils sont les deux coryphées de l'Eglise catholique et ses chefs les plus éminents qui sont liés entre eux dans la plus grande unité", ou : "ils sont le double sommet de l'Eglise universelle, étant unis en un de la façon la plus admirable", ou : "ils sont les deux pasteurs et chefs suprêmes de l'Eglise qui forment une seule tête" interprétée en ce sens qu'elle suppose une égalité en tous points entre saint Pierre et saint Paul, sans subordination et sans soumission de saint Paul à saint Pierre dans le pouvoir suprême et le gouvernement de l'Eglise universelle, le très saint Seigneur l'a estimée et déclarée hérétique.

Erreurs de Cornelius Jansen au sujet de la grâce.

2001

1.- 11 y a des commandements de Dieu qui pour des hommes justes, malgré leur vouloir et leurs efforts, sont impossibles à observer étant données les forces dont ils disposent ; il leur manque la grâce par quoi cela deviendrait possible
1954 .

2002


2.- Dans l'état de nature déchue, on ne résiste jamais à la grâce intérieure.

2003


3.- Pour mériter et démériter dans l'état de la nature déchue, il n'est pas requis que l'homme soit libre de toute nécessité, mais il suffit qu'il soit libre de toute contrainte.

2004


4.- Les semi-pélagiens admettaient la nécessité de la grâce intérieure prévenante pour chaque acte particulier, même pour le consentement de la foi ; ils étaient hérétiques en ce qu'ils voulaient que cette grâce fût telle que la volonté puisse lui résister ou lui obéir.

2005


5.- Il est semi-pélagien de dire que le Christ est mort ou qu'il a versé le sang pour tous les hommes sans exception.

2006


(Censure) Proposition 1 : nous la déclarons téméraire, impie, blasphématoire, condamnée par l'anathème et hérétique, et nous la condamnons comme telle. - 2 hérétique... - 3 : hérétique... - 4 : ausse et hérétique. 5 : fausse, téméraire, scandaleuse, et entendue au sens que le Christ est mort seulement pour les prédestinés impie, blasphématoire, infâme, dérogeant à la piété divine et hérétique...

2007


Par cette déclaration et cette définition portant sur les cinq propositions ci-dessus Nous n'entendons pas cependant approuver de quelque manière d'autres opinions qui sont contenues dans le livre susdit de Cornelius Jansen.

La liberté d'enseigner en matière d'aides de la grâce

2008


Etant donné que circulent à Rome et également ailleurs certaines affirmations et des actes manuscrits, et peut-être imprimés, des congrégations qui se sont tenues sous Clément VIII et Paul V d'heureuse mémoire au sujet de la question des aides de la grâce, aussi bien sous le nom de Francesco Pegna, jadis doyen de la Rote romaine, que sous celui du Fr. Thomas de Lemos, op, et d'autres et théologiens qui, dit-on, ont participé aux congrégations susdites ainsi qu'un certain autographe ou original d'une constitution de ce même Paul V concernant une définition de cette question des aides de la grâce et une condamnation de la conception, ou des conceptions, de Luis de Molina, sj : Sa Sainteté déclare et statue par ce présent décret qu'on ne doit accorder absolument aucun crédit aux affirmations et aux actes précités - aussi bien en faveur de la conception des frères de l'ordre de saint Dominique qu'en faveur de Luis de Molina et d'autres membres de la Compagnie de Jésus - , ni non plus à l'autographe ou à l'original de la prétendue constitution de Paul V précitée ; de même ils ne peuvent ni ne doivent être allégués par aucune des deux parties, ni par quiconque d'autre ; au contraire, s'agissant de la question susdite, on doit observer les décrets de ses prédécesseurs Paul V et Urbain VIII 1997 .