Déjà dans la première Alliance
366 L'Écriture tout entière le montre, et le concile Vatican II rappelé : "La Révélation comprend des événements et des intimement unis entre eux" ([DV 2).
La Bible témoigne des "grandes oeuvres" de Dieu. Par la création, Dieu tire l'univers du chaos originel et donne vie à l'humanité. (cf Gn 1-2). On le voit empêcher que la perversité n'engloutisse l'humanité dans le déluge : une famille au moins, Noé et les siens, sera épargnée, pour devenir une nouvelle semence (cf. Gn 6,14 et suiv.). Plus tard, Dieu entend la clameur de son peuple exilé, réduit en esclavage, et il le sauve de l'oppression des Égyptiens (cf. Ex 2,23 et suiv.). Il fait alliance avec lui et lui donne les dix Paroles de Vie. Il le nourrit pendant sa marche au désert (cf Ex 16). Plus tard encore il le ramènera de l'exil (cf Is 40-45). Il le forme comme son peuple, lui apprend "à marcher avec lui" et à l'ordonnance de son culte.
Lorsqu'Israël est établi sur la terre promise, le Seigneur de le guider, lui donne des "juges" et des rois. Il appelle et envoie des prophètes pour le remettre sur le chemin de l'Alliance et raviver son espérance.
367 Dieu agit à la fois dans les événements, dans l'histoire et dans les coeurs (cf Jr 24,7). Il sait, en effet, qu'il y a des yeux qui ne voient pas et des oreilles qui n'entendent pas (cf Jr 5,21 Mc 8,18). Il travaille sans cesse à éviter la division entre les actes de l'homme et ses intentions, entre ce que disent les lèvres et ce que croit le coeur.
On a parfois employé l'expression : "sacrements de l'Ancienne Alliance". Ces "sacrements" constituaient des rites par lesquels les grandes oeuvres de Dieu accomplies en faveur de son peuple étaient régulièrement célébrées dans une liturgie. Les sacrements de la Nouvelle Alliance se distinguent de ces actions rituelles, mais ils y trouvent un enracinement.
L'eucharistie chrétienne, par exemple, s'est inscrite dans le cadre du repas religieux juif, et notamment du repas pascal. Le baptême chrétien a repris, non sans en modifier profondément le sens (cf Mt 3,11), ce que faisaient des groupes religieux juifs contemporains du Christ. On parle à leur propos de mouvements baptistes parce qu'ils pratiquaient un baptême.
Dans la Nouvelle Alliance
368 L'oeuvre de Dieu, rapportée par l'Ancien Testament et réalisée en faveur d'Israël, se poursuit jusqu'à trouver son parfait accomplissement dans celle de Jésus.
Jésus parle, enseigne, exhorte. Il suffit d'évoquer le grand discours sur la montagne (cf. [Mt 5-7). Mais, autant que ses paroles, les évangiles rapportent les gestes qu'il accomplit tout au long de son passage parmi les hommes. Par ses gestes et ses paroles Jésus manifeste la nature de la mission de salut qu'il réalise au bénéfice de tous les hommes.
Lorsque Jean Baptiste, qui l'avait désigné comme le Messie, éprouve cependant le besoin de lui demander s'il est bien celui qui doit venir ou s'il faut en attendre un autre, il répond simplement : "Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres" (Mt 11,4-5).
De la même manière, Jésus dévoile le sens de son ministère dans la synagogue de Nazareth : "On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. [...\ Alors il se mit à leur dire : Cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit" (Lc 4,17-21).
369 La prédication de Jésus est indissociable des miracles qui jalonnent son itinéraire sur les routes de Palestine. Loin de dispenser de la foi, les miracles de Jésus la requièrent souvent de ceux en faveur desquels il les accomplit (cf. Mc 6,5-6). Car ils introduisent un monde nouveau dans le monde ancien du péché et de la mort. Ils révèlent la venue du royaume de Dieu. Mais chacun ne peut le voir et y entrer que par une adhésion personnelle dans la foi.
Aussi saint Jean désigne-t-il les miracles de Jésus comme des "signes". Ceux-ci visent une réalité qui est au-delà de ce qui frappe les sens. Cette réalité, plus profonde, n'apparaît qu'à ceux dont le coeur s'ouvre à la foi. On peut être capable d'entendre des sons sans rien percevoir de l'harmonie d'une oeuvre musicale ; on y reste alors totalement étranger. Ainsi en allait-il pour beaucoup de ses contemporains. Et Jésus évoque cette possible fermeture des oreilles et cet obscurcissement des yeux déjà stigmatisés par le prophète Isaïe (cf. Mt 13,14-15).
Après la résurrection, saint Pierre, pour résumer l'itinéraire de Jésus, rappelle l'onction d'Esprit Saint et de puissance qui lui a été conférée par le Père. Et il ajoute : "Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui" (Ac 10,38).
371 En effet, le crucifié est le Fils de Dieu, livré aux hommes mais aussi tout entier livré à la volonté du Père, ne faisant qu'un avec lui. Traversé par le douloureux sentiment de l'abandon, il demeure mystérieusement uni au Père et s'en remet à lui dans l'Esprit Saint.
La croix est inséparable de la Résurrection. Elle a été plantée sur notre terre. Mais, croix du Ressuscité, elle touche le ciel. La mort de Jésus s'inscrit dans le cours de notre histoire et y prend date. Mais la Résurrection atteste, en même temps que la victoire du Christ, le caractère définitif et permanent de son oeuvre de salut.
L'épître aux Hébreux insiste sur ce caractère "éternel" de l'oeuvre, réalisée "une fois pour toutes", et dont la fécondité continue de porter ses fruits dans l'Église (cf. He 9,12 He 10,10).
Institués par le Christ
372 Les sacrements tirent leur origine de ces gestes du Christ (pardon des péchés, guérisons, nourriture des foules...) qui jalonnent sa mission parmi les hommes, et dont le mystère pascal dévoile l'impérissable portée. Ils reçoivent leur fécondité de l'oeuvre suprême de la croix, à l'heure où Jésus passe de ce monde vers le Père. C'est pourquoi le Christ est proprement l'auteur et l'origine des sacrements. C'est lui qui les a institués (cf. concile de Trente, [DS 1601 FC 663).
En instituant l'Église, il lui confie les sacrements comme moyens privilégiés pour permettre aux croyants de le rencontrer et de vivre de sa vie.
Que l'institution des sacrements remonte au Christ, c'est particulièrement net pour ce "sacrement des sacrements" qu'est l'eucharistie. Les trois évangiles synoptiques et la première lettre aux Corinthiens (cf. 1Co 11,23-26) la relatent dans le récit de la dernière Cène, le Jeudi saint. L'eucharistie est l'institution par excellence de la Nouvelle Alliance. Dans la mesure où "tous les autres [sacrements] sont ordonnés à ce sacrement comme à leur fin" (saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, III 63,3), l'eucharistie les relie au Christ.
373 Pour ce qui est du baptême, le Nouveau Testament atteste formellement son institution par Jésus ressuscité (cf. Mt 28,19). Au début de sa mission, Jésus s'est lui-même soumis au rite baptismal pratiqué par Jean Baptiste. A Nicodème il révèle le sens du baptême d'eau et d'Esprit comme nouvelle naissance (cf. Jn 3,39). Après sa résurrection il envoie ses disciples : "De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit" (Mt 28,19). Les Actes des apôtres et plusieurs autres écrits du Nouveau Testament nous montrent les apôtres baptisant au nom de Jésus, conformément à son ordre.
Jésus a aussi manifestement remis aux apôtres le pouvoir de pardonner les péchés (cf. Jn 20,22-23 Mt 18,18), même s'il n'a pas précisé le rite par lequel ils devraient accomplir ce ministère de réconciliation.
Pour les autres sacrements, outre le rapport étroit qu'ils entretiennent avec le baptême et l'eucharistie, leur lien apparaît avec la pratique de Jésus quand il pardonne les péchés, guérit et relève les malades, envoie les disciples en mission, rappelle le sens de l'union de l'homme et de la femme. Ainsi, lorsque les apôtres, après la résurrection, refont dans la communauté chrétienne les gestes inaugurés par lui, ils font ce que Jésus leur a dit de faire. Ils agissent alors par fidélité à Jésus, dans la puissance de sa résurrection et sous la conduite de son Esprit.
Confiés par le Christ à l'Église
374 Les sacrements constituent l'action propre du Seigneur au coeur des communautés. C'est le Christ qui les a institués pour la sanctification de l'Église, qu'il a purifiée "par le bain d'eau qu'une parole accompagne" (Ep 5,26). Il les confie à l'Église, c'est-à-dire à la communauté tout entière, mais d'abord, en un sens particulier, aux apôtres et à leurs successeurs établis comme "intendants des mystères de Dieu" (1Co 4,1).
De fait, l'Église s'est toujours reconnu un large pouvoir pour déterminer les modalités de la célébration des sacrements. Elle en a modelé le " cérémonial " ; elle a défini tous les éléments qui en déploient le sens. Mais elle sait depuis toujours qu'elle est simplement gardienne de ce qui en constitue la substance (cf. concile de Trente, DS 1699 DS 1728 FC 881 et 758) : les gestes et les paroles du Christ qui les a institués, autrement dit l'essentiel du rite.
Ainsi, par exemple, l'Église ne se reconnaît pas le pouvoir "d'effacer" un baptême ou une ordination. Elle peut au plus les reconnaître ou les déclarer invalides, s'ils n'ont pas été conférés ou reçus selon les normes ecclésiales. Elle ne se reconnaît pas la maîtrise sur la substance des sacrements qui lui sont confiés.
En notre temps la réforme liturgique de Vatican II a bien montré la latitude que le Christ laisse à l'Église pour modeler et adapter les formes de leur célébration sans modifier ce qui les constitue essentiellement.
375 Gestes du Christ en personne, posés tout ensemble par, dans et devant l'Église, les sacrements exercent leur action en vertu même du rite accompli (cf concile de Trente, DS 1608 FC 670). Ils réalisent ce qu'ils signifient. Leur action dépasse de beaucoup les dispositions du ministre qui les célèbre ou de celui qui les reçoit, même si ces dispositions interviennent dans les effets produits par le sacrement. Le baptême conféré à un enfant encore incapable d'y adhérer personnellement, et même s'il est demandé par une famille peu croyante, demeure un vrai baptême. En effet, il reste un geste du Christ célébré dans la foi de l'Église.
Parce qu'ils réalisent ce qu'ils signifient, les sacrements suscitent et stimulent la foi. Ils sont appels à la foi. Leur pleine signification se déploie dans la réponse explicite et personnelle du croyant.
Signes sensibles, efficaces, comportant des paroles
376 Les sacrements sont des signes sensibles et efficaces de l'action du Christ en faveur des hommes. Le salut, qui s'est réalisé à travers ce que le Christ a vécu et souffert dans son corps, continue à nous être donné à l'intérieur de notre existence corporelle et sociale. Les sacrements témoignent de la prévenance de Dieu, qui s'adresse aux hommes dans leur humanité la plus concrète.
Dans les sacrements plusieurs grands symboles humains sont mis au service de la grâce de Dieu et de la réponse des hommes. Ce sont ceux que nous avons déjà évoqués et à travers lesquels les peuples ont, dans leur histoire, tenté d'exprimer leurs rapports au sacré ou à la divinité : l'eau, la lumière, le repas...
377 Mais l'ambivalence des gestes et des symboles (l'eau, par exemple, peut être porteuse de vie ou de mort) est levée par la parole qui les accompagne toujours : les sacrements sont une action symbolique à laquelle s'ajoute une parole.
La célébration des sacrements commence toujours par une liturgie : de la Parole, qui situe les rites sacramentels dans les perspectives de l'histoire du salut.
Pour saisir tout cela de façon concrète et vivante, il suffit de se rappeler la liturgie de la veillée pascale.
La célébration sacramentelle culmine lorsque sont prononcées les paroles qui réalisent ce qu'elles signifient : "Ceci est mon corps" ; "Je te baptise" ; "Sois marqué de l'Esprit Saint" ; etc.
Signes porteurs des promesses du Royaume
378 S'il n'y a pas de sacrements sans Parole, c'est que les sacrements ne sont pas fondés simplement sur la nature de l'homme. Ils sont des signes visibles de la grâce invisible. Ce dont ils témoignent et à quoi ils renvoient, c'est l'histoire et l'oeuvre singulières du Christ Jésus, centre et sommet de l'histoire du salut. S'ils utilisent généralement les grands symboles humains ou cosmiques, ils n'ont pas seulement la signification universelle que peuvent comporter ces symboles. Ils ne parlent pas seulement de la lumière et des ténèbres, de la vie et de la mort, en général. Ils renvoient aux événements singuliers de la vie, de la mort et de la résurrection du Christ, et à la vie "éternelle", c'est-à-dire à la vie même de Dieu, connue par l'ensemble de la Révélation.
Témoins de l'histoire du Christ, les sacrements comportent toujours, comme élément constitutif, un caractère de "mémorial". Ils rappellent et actualisent les gestes historiques de Jésus et, avant tout, le geste suprême d'amour sauveur accompli par sa mort et sa résurrection.
Les sacrements sont également signes du Royaume à venir. Car la "mémoire du Seigneur" qu'ils célèbrent est porteuse de multiples promesses. Célébrer l'eucharistie, c'est proclamer "la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne" (1Co 11,26). Les sacrements nous annoncent la plénitude de vie que nous connaîtrons en perfection dans la gloire de la vie future. Ils nous y associent dès à présent.
Sacrements de la foi célébrés dans la foi
379 L'action personnelle du Christ qui s'exerce dans les sacrements est accueillie dans la foi de l'Église qui les célèbre.
Les sacrements sont célébrés dans le cadre d'une communauté, au cours d'une liturgie présidée par un ministre ordonné. C'est seulement dans des circonstances exceptionnelles que le développement de la liturgie peut être réduit au strict nécessaire.
Culte et prière de la communauté réunie autour de ses pasteurs, la liturgie appelle la participation "consciente, active et fructueuse" ([SC 11) de chaque fidèle.
380 Dans chaque sacrement, un minimum de participation active est toujours nécessaire. Il faut, pour le moins, "se présenter", ou "être présenté", aux sacrements : on présente un enfant au baptême, on se présente à la communion ou au sacrement de pénitence, on se rend à l'église pour le sacrement de mariage...
Si les sacrements "supposent la foi", ils sont là aussi pour l'instruire, l'édifier, la faire croître : "Les sacrements ont pour fin de sanctifier les hommes, d'édifier le Corps du Christ, enfin de rendre le culte à Dieu ; mais, à titre de signes, ils ont aussi un rôle d'enseignement. Non seulement ils supposent la foi, mais encore ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l'expriment ; c'est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi" (SC 59).
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Grâce et engagement sacramentels
381 Les sacrements sont porteurs de la grâce du Christ.
La grâce est fondamentalement le don que Dieu fait de sa vie. Elle est le fruit de l'oeuvre du Christ. A l'endroit de l'homme pécheur, elle comporte un caractère "médicinal". Mais "sanctifiante", elle fait aussi participer à la vie même de Dieu. Elle intervient de manière gratuite, et toujours neuve, "actuelle", au sein de l'existence et de l'action humaines. Mais, donnée de manière "habituelle", elle peut aussi définir un "état".
Grâce du Christ, elle se communique de manière privilégiée dans la prolongation de ses gestes, que sont les sacrements. Les sacrements sont porteurs d'une grâce sacramentelle, propre à chacun d'eux. Celle-ci correspond à ce qu'ils signifient (nouvelle naissance dans le baptême, pardon des péchés dans la pénitence, vie du Christ reçue en nourriture dans l'eucharistie...).
Dans le monde grec, au mot "sacrement" correspond le mot "mystère". Celui-ci désigne la pensée secrète de Dieu manifestée et réalisée dans le don gratuit de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. Les sacrements témoignent de cette réalisation et comportent une profondeur qui ne se découvre pleinement que par la foi. Le mot "mystère" évoque également cette profondeur.
Don de Dieu, les sacrements engagent ceux qui les reçoivent dans la foi de l'Église. Ils se pratiquent. On parle justement de la pratique des sacrements. Dans cette pratique, la foi conserve son caractère éminemment personnel. Mais elle y acquiert et manifeste son caractère public et ecclésial. La réception d'un sacrement implique aussi un engagement de l'existence. La foi proclamée dans le sacrement "prend corps" dans la vie du croyant.
Les sacrements dans l'existence du chrétien
382 Les sacrements sont donnés à des moments déterminés mais rayonnent sur l'ensemble de la vie du croyant : du baptisé, du confirmé, du prêtre, des époux... La grâce du sacrement accompagne toute leur existence. Chaque jour de la semaine demeure sous le rayonnement puissant de l'eucharistie dominicale, à plus forte raison si l'eucharistie est aussi célébrée ou reçue quotidiennement.
Ainsi l'existence chrétienne tout entière revêt une dimension sacramentelle. Elle est transformée en "sacrifice saint, capable de plaire à Dieu" ([Rm 12,1). La vie morale devient l'expression de notre être chrétien.
Saint Paul en témoigne à propos du baptême (cf. Rm 6,3) et de l'eucharistie. Les divisions et rivalités, par exemple, contredisent la participation à l'eucharistie. "Celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement se rendra coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun s'éprouve soi-même, avant de manger ce pain et de boire cette coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur mange et boit sa propre condamnation" (1Co 11,27-29).
