Résumé de la matière
Les sacrements sont sept, selon la correspondance avec la grâce septiforme qui, par le septénaire du temps, nous ramène au principe, au repos et au cercle de l’éternité, comme au huitième âge de la résurrection universelle.
1-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; La porte de ces sacrements est le baptême.
2-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Viennent ensuite la confirmation,
3-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; l’eucharistie,
4-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; la pénitence,
5-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; l’extrême-onction,
6-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; l’ordre
7-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; et le mariage.
Ce dernier bien que placé le dernier, à cause de la maladie de la concupiscence qui s’y attache, est cependant introduit dès le paradis terrestre avant le péché avant tous les autres.
Explication
Le Christ Seigneur, Verbe Incarné, est notre principe réparateur. Il est puissance et sagesse de Dieu et notre miséricorde. C'est pour cette raison, qu'il a établit les sacrements de la loi nouvelle avec puissance, sagesse, bonté et convenance pour qu’absolument rien ne manque à notre guérison, autant que cela convient à la vie présente.
Pour guérir parfaitement une maladie, il faut trois choses :
1-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; l’expulsion de la maladie,
2-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; l’introduction de la santé
3-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; et la conservation du salut commencé.
1-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; En premier lieu, l’expulsion de la maladie. Or, celle-ci revêt sept formes trois de culpabilité, c’est-à-dire la faute originelle, la faute mortelle et la faute vénielle et quatre de pénalité, c’est-à-dire l’ignorance. la malice, la faiblesse et la concupiscence. Comme dit S. Jérôme « ce qui guérit le talon ne guérit pas l’oeil ». Il a donc fallu employer sept médicaments pour mieux chasser cette maladie septiforme : contre le péché originel, le baptême ; contre le péché mortel, la pénitence ; contre le péché véniel, l’extrême-onction ; contre l’ignorance, l’ordre ; contre la malice, l’eucharistie ; contre la faiblesse, la confirmation et contre la concupiscence, le mariage qui la tempère et lui donne finalité.
2-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; En second lieu, la guérison parfaite ne peut exister sans que soit rendue la santé. Cette dernière, par rapport à l’âme, consiste dans l’usage des sept vertus, à savoir les trois théologales et les quatre cardinales. Il a donc fallu, pour restaurer leur sain usage, instituer les sept sacrements. Le baptême, en guérissant, dispose à la foi, la confirmation à l’espérance, l’eucharistie à la charité, la pénitence à la justice, l’extrême-onction à la persévérance, complément et sommet de la force, l’ordre à la prudence, le mariage à la tempérance à conserver, car elle est attaquée surtout par la faiblesse de la chair, mais guérie par l’honnêteté du mariage.
3-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Enfin, la guérison parfaite ne peut exister sans la conservation du salut commencé. Celui-ci ne peut être conservé dans le choc de la bataille terrestre que si l'on s'aligne dans l’armée de l’Eglise qui est terrible comme une armée prête au combat. Les sept sacrements sont comme l’armure de la grâce septiforme. Car, pour que cette armée formée qu’elle est de parties corruptibles soit parfaitement et continuellement pourvue, elle a besoin de sacrements qui fortifient, qui relèvent et qui renouvellent : qui fortifient ceux qui combattent, qui relèvent ceux qui tombent, qui renouvellent les mourants.
1- Le sacrement qui fortifie, le fait pour ceux qui entrent dans la lutte : le baptême,
2- pour ceux qui sont déjà dans le combat : la confirmation,
3- pour ceux qui en sortent : l’extrême-onction.
4- Quant au sacrement qui relève, il le fait par rapport à la faute vénielle : l’eucharistie
5- par rapport à la faute mortelle : la pénitence.
6- Les sacrements qui renouvellent peuvent le faire dans l’être spirituel : le sacrement de l’ordre dont le propre est d’administrer les sacrements,
7- dans l’être naturel : le mariage qui, créant la multitude dans l’être de nature, base de tout le reste. Il fut donc introduit en premier, avant tous les autres. Toutefois, le mariage est placé le dernier parmi les remèdes spirituels à cause de la maladie de la concupiscence qui lui est jointe et parce qu’il est le moindre au point de vue de la sanctification, malgré qu’il soit, par la signification, un grand sacrement.
Du fait que le baptême est le sacrement de ceux qui entrent dans la lutte, la confirmation celui des combattants, l’eucharistie celui de ceux qui refont leurs forces, la pénitence le sacrement de ceux qui reviennent, l’extrême-onction celui des mourants, l’ordre le sacrement de ceux qui embauchent de nouveaux soldats, le mariage le sacrement de ceux qui les préparent, cela fait apparaître clairement la suffisance et l’ordre des remèdes et des armes de la sanctification.
