Qu’est-ce que les commandements de Dieu ?
Les commandements de Dieu ou Décalogue sont les lois morales que Dieu a données à Moïse, sur le mont Sinaï, dans l’ancien testament, et que Jésus-Christ a perfectionnées dans le nouveau.
Deuxième partie · 161–266
Qu’est-ce que les commandements de Dieu ?
Les commandements de Dieu ou Décalogue sont les lois morales que Dieu a données à Moïse, sur le mont Sinaï, dans l’ancien testament, et que Jésus-Christ a perfectionnées dans le nouveau.
Que nous impose le Décalogue ?
Le Décalogue nous impose les devoirs naturels les plus fondamentaux envers Dieu, nous-mêmes et le prochain, ainsi que les autres devoirs qui en découlent, comme le devoir d’état.
À quoi se réduisent nos devoirs envers Dieu et
Nos devoirs envers Dieu et envers le prochain se réduisent à la charité, c’est-à-dire à l’amour de Dieu, « le plus grand et le premier commandement », et à l’amour du prochain, « qui lui est semblable ». « de ces deux commandements, a dit Jésus-Christ, dépendent toute la loi et les prophètes » (Formule 14).
Pourquoi le commandement de l’amour de Dieu
Le commandement de l’amour de Dieu est le plus grand commandement parce que celui qui l’observe en aimant Dieu de toute son âme, observe certainement tous les autres commandements.
Les commandements de Dieu peuvent-ils être
Les commandements de Dieu peuvent tous et toujours être observés, même dans les plus fortes tentations, avec la grâce que Dieu ne refuse jamais à celui qui l’invoque de tout son cœur.
Sommes-nous obligés d’observer les commande-
Nous sommes obligés d’observer les commandements de Dieu, parce qu’ils sont imposés par lui, notre souverain Maître, et dictés par la nature et la saine raison.
Celui qui transgresse les commandements de
Celui qui délibérément transgresse même un seul commandement de Dieu en matière grave, pèche gravement contre Dieu, et par conséquent mérite l’enfer.
Que faut-il remarquer dans les commandements
Dans les commandements de Dieu, il faut remarquer ce qui est ordonné et ce qui est défendu.
Que nous ordonne le premier commandement Je
Le premier commandement Je suis le Seigneur ton Dieu, tu n’auras pas d’autre Dieu que moi nous ordonne d’être religieux, c’est-à-dire de croire en Dieu et de l’aimer, de l’adorer et de le servir comme l’unique vrai Dieu, Créateur et Seigneur de toutes choses.
Que nous défend le premier commandement ?
Le premier commandement nous défend l’impiété, la superstition, l’irréligion et, en outre, l’apostasie, l’hérésie, le doute volontaire et l’ignorance coupable des vérités de la Foi.
Qu’est-ce que l’impiété ?
L’impiété, c’est refuser tout culte à Dieu.
Qu’est-ce que la superstition ?
La superstition est le culte divin ou de latrie rendu à un être qui n’est pas Dieu, ou encore à Dieu lui-même, mais d’une manière qui ne convient pas. Tels sont : suspect pour obtenir des choses humainement impossibles ; par l’église.
Qu’est-ce que l’irréligion ?
L’irréligion est l’irrévérence envers Dieu et les choses divines, comme : choses sacrées ; ou qui s’y rattachent.
Si le culte des créatures est une superstition, com-
Le culte catholique des Anges et des Saints n’est pas une superstition, parce qu’il n’est pas un culte divin ou d’adoration due à Dieu seul. Nous ne les adorons pas comme Dieu, mais nous les vénérons comme amis de Dieu et pour les dons qu’ils ont reçus de lui, par conséquent, pour l’honneur de Dieu lui-même qui opère des merveilles dans ses Anges et dans ses Saints.
Qu’est-ce que les Saints ?
Les Saints sont ceux qui, en pratiquant héroïquement les vertus selon les enseignements et les exemples de Jésus-Christ, ont mérité une gloire spéciale au Ciel et même sur la terre, où, par l’autorité de l’église, ils sont publiquement honorés et invoqués.
Pourquoi vénérons-nous aussi le corps des Saints ?
Nous vénérons aussi le corps des Saints parce qu’il leur a servi à pratiquer des vertus héroïques, qu’il a été d’une manière certaine le temple du Saint-esprit, et qu’il ressuscitera glorieux pour la vie éternelle.
Pourquoi vénérons-nous même les plus petites
Nous vénérons même les plus petites reliques et les images des Saints en leur mémoire et en leur honneur, rapportant aux Saints eux-mêmes toute la vénération, contrairement aux idolâtres qui rendent aux images ou idoles un culte divin.
Dieu, dans l’Ancien Testament, n’a-t-il pas sévère-
Dieu, dans l’ancien testament, a interdit sévèrement les images à adorer, et même presque toutes les images, car elles étaient une occasion prochaine d’idolâtrie pour les Hébreux, qui vivaient parmi les idolâtres et étaient très enclins à la superstition.
Que nous défend le deuxième commandement
Le deuxième commandement Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain nous défend de déshonorer le nom de Dieu, c’est-à-dire de le prononcer sans respect ; de blasphémer contre Dieu, la très sainte Vierge, les Saints ou les choses saintes ; de faire des serments faux, non nécessaires, ou illicites de quelque manière.
Qu’est-ce que le serment ?
Le serment consiste à prendre Dieu comme témoin de la vérité de ce que l’on affirme ou de ce que l’on promet. C’est pourquoi celui qui jure le mal ou qui se parjure offense souverainement Dieu, qui est la Sainteté et la Vérité.
Le blasphème est-il un grand péché ?
Le blasphème est un grand péché parce qu’il est une injure et une moquerie envers Dieu ou ses Saints, et même souvent une horrible hérésie.
Que nous ordonne le deuxième commandement ?
Le deuxième commandement nous ordonne de toujours respecter le saint nom de Dieu, et d’accomplir les vœux et les promesses faites avec serment.
Qu’est-ce que le vœu ?
Le vœu est une promesse faite à Dieu d’un bien qui lui est agréable, et auquel nous nous obligeons par vertu de religion.
Que nous ordonne le troisième commandement
Le troisième commandement Souviens-toi de sanctifier les fêtes nous ordonne d’honorer Dieu, les jours de fête, par des actes de culte extérieur, dont l’essentiel, pour les chrétiens, est la sainte Messe.
Pourquoi devons-nous faire des actes de culte
Il ne suffit pas d’adorer Dieu intérieurement dans le cœur, mais nous devons aussi lui rendre le culte extérieur commandé, parce que nous sommes sujets de Dieu dans tout notre être, âme et corps, et devons donner le bon exemple ; et aussi parce que, autrement, on perd l’esprit religieux.
Que nous défend le troisième commandement ?
Le troisième commandement nous défend les œuvres serviles aux jours de fête.
Quelles sont les œuvres dites serviles ?
Les œuvres dites serviles sont les travaux manuels propres aux artisans et aux ouvriers.
Les œuvres serviles sont-elles toutes défendues
Les jours de fête, sont défendues toutes les œuvres serviles qui ne sont pas nécessaires à la vie ou au service de Dieu, ni justifiées par la piété ou quelque autre motif grave.
Comment convient-il d’occuper les jours de fête ?
Il convient d’occuper les jours de fête au bien de son âme en assistant à la prédication et au catéchisme et en accomplissant quelque bonne œuvre. Il convient aussi de les employer au repos du corps, en évitant le vice et la dissipation.
Que nous ordonne le quatrième commandement
Le quatrième commandement Honore ton père et ta mère nous ordonne l’amour, le respect et l’obéissance envers nos parents et envers tous ceux qui ont pouvoir sur nous, c’est-à-dire nos supérieurs par l’autorité.
Que nous défend le quatrième commandement ?
Le quatrième commandement nous défend d’offenser nos parents et nos supérieurs par l’autorité, et de leur désobéir.
Pourquoi devons-nous obéir à nos supérieurs par
Nous devons obéir à nos supérieurs par l’autorité parce « qu’il n’est pas de pouvoir qui ne vienne de Dieu ; ... C’est pourquoi celui qui résiste au pouvoir résiste à l’ordre établi par Dieu ».
Que nous défend le cinquième commandement
Le cinquième commandement Tu ne tueras pas nous défend de porter atteinte à la vie du prochain et à la nôtre, tant naturelle que spirituelle. Il nous défend donc l’homicide, le suicide, le duel, l’euthanasie et l’avortement ; les blessures, les coups, les injures, les imprécations ; et le scandale.
Pourquoi le suicide est-il un péché ?
Le suicide est un péché, comme l’homicide, parce que Dieu seul est le maître de notre vie, comme de celle du prochain ; c’est, en outre, un péché de désespoir qui, de plus, enlève avec la vie, la possibilité de se repentir et de se sauver.
L’Église a-t-elle établi des peines contre le suicide ?
L’église prive de la sépulture ecclésiastique celui qui se suicide et qui est responsable de l’acte accompli.
Pourquoi le duel est-il un péché ?
Le duel est un péché, parce qu’il est toujours une tentative d’homicide, et même quasiment de suicide, faite par vengeance privée, au mépris de la loi et de la justice publique ; de plus, il remet sottement la décision du droit et du tort à la force, à l’adresse et au hasard.
L’Église a-t-elle établi des peines contre l’avorte-
L’église porte la peine de l’excommunication contre celui qui volontairement provoque un avortement ou coopère à cet acte ; car c’est un crime horrible qui prive l’enfant de la vie du corps et de la grâce du baptême, lequel donne la vie à l’âme.
Qu’est-ce que le scandale ?
Le scandale, c’est donner au prochain, par n’importe quel acte mauvais, une occasion de pécher.
Le scandale est-il un péché grave ?
Le scandale est un péché très grave, et Dieu demandera compte du mal que l’on fait commettre au prochain par des incitations au mal ou de mauvais exemples : « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive ».
Que nous ordonne le cinquième commandement ?
Le cinquième commandement nous ordonne de vouloir du bien à tous, même à nos ennemis, et de réparer le mal corporel et spirituel fait au prochain.
Que nous défend le sixième commandement
Le sixième commandement Tu ne commettras pas d’actes impurs nous défend toute impureté. Il défend donc les actions, les paroles, les regards, les livres, les images et les spectacles immoraux.
Que nous ordonne le sixième commandement ?
Le sixième commandement nous ordonne d’être « Saints dans notre corps » En portant le plus grand respect à notre personne et à celle d’autrui, comme des œuvres de Dieu et des temples où il habite par sa présence et par sa grâce.
Que nous défend le septième commandement
Le septième commandement Tu ne voleras pas nous défend tout dommage aux biens du prochain. Il défend donc le vol, les dégradations, l’usure, la fraude dans les contrats et les services, et la coopération à ces dommages.
Que nous ordonne le septième commandement ?
Le septième commandement nous ordonne de restituer le bien d’autrui, de réparer les dommages dont nous sommes coupables, de payer nos dettes et le juste salaire des ouvriers.
Celui qui, tout en le pouvant, ne restitue pas ou
Celui qui, tout en le pouvant, ne restitue pas ou ne répare pas, n’obtiendra pas le pardon, même si en paroles il se déclare repentant.
Que nous défend le huitième commandement
Le huitième commandement Tu ne diras pas de faux témoignages nous défend toute fausseté et tout dommage injuste à la réputation d’autrui. Il défend donc, outre le faux témoignage, la calomnie, le mensonge, la diffamation ou médisance, la flatterie, le jugement et le soupçon téméraires.
Que nous ordonne le huitième commandement ?
Le huitième commandement nous ordonne de dire la vérité en temps et lieu opportuns, et d’interpréter en bien, autant que possible, les actions du prochain.
À quoi est obligé celui qui a causé du dommage
Celui qui a causé du dommage au prochain dans sa réputation, en l’accusant faussement ou en parlant mal de lui, est tenu de réparer, autant qu’il le peut, le dommage qu’il a fait.
Que nous défend le neuvième commandement
Le neuvième commandement Tu ne désireras pas la femme d’autrui nous défend les pensées et les désirs mauvais.
Que nous ordonne le neuvième commandement ?
Le neuvième commandement nous ordonne la parfaite pureté de l’âme et le plus grand respect, même au fond de notre cœur, pour le sanctuaire de la famille.
Que nous défend le dixième commandement
Le dixième commandement Tu ne désireras pas le bien d’autrui nous défend l’avidité effrénée des richesses, sans égards pour les droits et le bien du prochain.
Que nous ordonne le dixième commandement ?
Le dixième commandement nous ordonne d’être justes et modérés dans le désir d’améliorer notre propre condition, et de souffrir avec patience la gêne et les autres misères permises par le Seigneur pour notre mérite, puisque « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu ».
Qu’est-ce que les préceptes généraux de l’Église ?
Les préceptes généraux de l’église sont des lois par lesquelles l’église, en appliquant les commandements de Dieu, prescrit aux fidèles certains actes de religion et certaines abstinences.
Comment l’Église a-t-elle autorité pour établir des
L’église a autorité pour établir des lois et des préceptes parce qu’elle l’a reçue de Jésus-Christ, l’Homme-Dieu, en la personne des apôtres ; et c’est pourquoi celui qui désobéit à l’église, désobéit à Dieu lui-même.
Dans l’Église, qui peut faire des lois et des pré-
Dans l’église, ce sont le Pape et les évêques qui peuvent faire des lois et des préceptes comme successeurs des apôtres, auxquels Jésus-Christ a dit : « Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous méprise me méprise ». Entendre la Messe les dimanches et autres fêtes d’obligation.
Que nous ordonne le premier précepte Entendre la
Le premier précepte Entendre la Messe les dimanches et autres fêtes d’obligation nous ordonne d’assister avec dévotion à la sainte Messe ces jours-là.
Celui qui n’entend pas la Messe les jours d’obligation
Celui qui, sans empêchement véritable, n’entend pas la Messe les jours d’obligation, et ne donne pas le moyen de l’entendre à ceux qui dépendent de lui, commet un péché grave et n’accomplit pas le commandement divin de sanctifier les fêtes. S’abstenir de viande le vendredi et les autres jours défendus, et jeûner aux jours prescrits.
Que nous défend le deuxième précepte par
Le deuxième précepte, par ces paroles S’abstenir de viande le vendredi et les autres jours défendus, nous défend de manger de la viande chaque vendredi (jour de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ), et le mercredi des Cendres (voir appendice, chapitre 2).
Que nous ordonne le deuxième précepte par ces
Le deuxième précepte, par ces paroles Jeûner aux jours prescrits, nous ordonne d’observer le jeûne ecclésiastique le mercredi des Cendres et le Vendredi saint (voir appendice, chapitre 2).
À quoi oblige le jeûne ecclésiastique ?
Le jeûne ecclésiastique oblige à ne faire qu’un repas complet par jour ; mais il permet d’ajouter une légère collation le matin et le soir.
Qui est tenu au jeûne ecclésiastique ?
Tout fidèle, depuis l’âge de dix huit ans accomplis jusqu’à l’âge de soixante ans commencés, est tenu au jeûne ecclésiastique, à moins d’en être dispensé par l’infirmité, des travaux pénibles ou une autre juste raison.
Pourquoi l’Église nous impose-t-elle des abstinences
Conformément à l’exemple et à la doctrine de Jésus-Christ, l’église nous impose des abstinences et des jeûnes pour faire pénitence de nos péchés, pour mortifier notre gourmandise et nos passions, et pour d’autres nécessités particulières. Se confesser au moins une fois l’an et communier au moins à Pâques.
Que nous ordonne le troisième précepte Se
Le troisième précepte Se confesser au moins une fois l’an et communier au moins à Pâques nous ordonne de recevoir le sacrement de Pénitence au moins une fois par an, et celui de l’eucharistie au moins au temps de Pâques.
Pourquoi l’Église, en imposant de se confesser
L’église, en imposant de se confesser et de communier une fois l’an, ajoute les paroles au moins pour nous rappeler l’utilité et même le besoin de recevoir fréquemment, comme elle le désire, ces sacrements. Subvenir aux nécessités de l’Église en y contribuant selon les lois ou les usages.
Que nous ordonne le quatrième précepte Subvenir
Le quatrième précepte Subvenir aux nécessités de l’Église en y contribuant selon les lois ou les usages nous ordonne de faire les offrandes établies par l’autorité ou par l’usage, pour l’exercice convenable du culte et pour l’honnête subsistance des ministres de Dieu. Ne pas célébrer solennellement le Mariage aux temps prohibés.
Que nous ordonne le cinquième précepte Ne pas
Le cinquième précepte Ne pas célébrer solennellement le Mariage aux temps prohibés interdit la Messe avec bénédiction spéciale des époux du premier dimanche de l’avent jusqu’au jour de la nativité, et du mercredi des Cendres jusqu’au dimanche de Pâques.
Qu’est-ce que la vertu ?
La vertu est une disposition constante de l’âme à faire le bien.
Combien y a-t-il d’espèces de vertus ?
Il y a deux espèces de vertus : la répétition d’actes bons, telles sont les vertus appelées morales ; acquérir ni pratiquer par nos seules forces, mais qui nous viennent de Dieu, et ce sont les vertus propres du chrétien.
Quelles sont les vertus propres du chrétien ?
Les vertus propres du chrétien sont les vertus surnaturelles et spécialement la foi, l’espérance et la charité. Ces trois vertus sont appelées théologales ou divines, parce qu’elles ont Dieu même pour objet et pour motif.
Comment recevons-nous et pratiquons-nous les
Nous recevons les vertus surnaturelles avec la grâce sanctifiante, par le moyen des sacrements ou par l’amour de charité. Nous les pratiquons avec les grâces actuelles des bonnes pensées et des inspirations, par lesquelles Dieu nous meut et nous aide en tout acte bon.
Quelle est la plus excellente des vertus surnatu-
La plus excellente des vertus surnaturelles est la charité, parce qu’elle est inséparable de la grâce sanctifiante, nous unit intimement à Dieu et au prochain, nous porte à l’observance parfaite de la loi et à toute œuvre bonne, et ne cessera jamais. En elle se trouve la perfection chrétienne.
Qu’est-ce que la foi ?
La foi est la vertu surnaturelle par laquelle nous croyons, sur l’autorité de Dieu, ce qu’il a révélé et qu’il nous propose de croire par le moyen de l’église.
Où est conservé ce que Dieu a révélé et nous
Ce que Dieu a révélé et nous propose de croire par le moyen de l’église, est conservé dans la Sainte Écriture et dans la Tradition.
Qu’est-ce que la Sainte Écriture ?
La Sainte écriture est le recueil des livres écrits sous l’inspiration de Dieu dans l’Ancien et le Nouveau Testament, et reçus par l’église comme l’œuvre de Dieu lui-même.
Qu’est-ce que la Tradition ?
La tradition est l’enseignement de Jésus-Christ et des apôtres, fait de vive voix, et transmis par l’église jusqu’à nous sans altération.
Qui peut, avec autorité, nous faire connaître,
L’église seule peut, avec autorité, nous faire connaître, entièrement et dans leur vrai sens, les vérités contenues dans l’écriture et dans la tradition, parce qu’à elle seule Dieu a confié le dépôt de la Foi et envoyé le Saint-esprit qui l’assiste continuellement pour l’empêcher d’errer.
Suffit-il de croire en général les vérités révélées
Il ne suffit pas de croire en général les vérités révélées par Dieu, mais il faut en croire quelquesunes par un acte de foi explicite, à savoir l’existence de Dieu rémunérateur et les deux principaux mystères.
Qu’est-ce que l’espérance ?
L’espérance est la vertu surnaturelle par laquelle nous avons confiance en Dieu, et attendons de lui la vie éternelle et les grâces nécessaires pour la mériter ici-bas par les bonnes œuvres.
Pour quel motif espérons-nous de Dieu la vie éter-
Nous espérons de Dieu la vie éternelle et les grâces nécessaires pour la mériter, parce que Dieu, qui est infiniment bon et fidèle, nous les a promises par les mérites de Jésus-Christ. C’est pourquoi manquer de confiance ou désespérer, c’est l’offenser très gravement.
Qu’est-ce que la charité ?
La charité est la vertu surnaturelle par laquelle nous aimons Dieu pour lui-même, par-dessus toute chose, et le prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.
Pourquoi devons-nous aimer Dieu ?
Nous devons aimer Dieu pour lui-même, comme le Souverain bien, source de tout notre bien ; et c’est pourquoi nous devons l’aimer par-dessus toute chose « de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toutes nos forces ».
Pourquoi devons-nous aimer le prochain ?
Nous devons aimer le prochain pour l’amour de Dieu qui nous le commande, et parce que tout homme est créé à l’image de Dieu, comme nous, et est notre frère.
Sommes-nous obligés d’aimer même nos ennemis ?
Nous sommes obligés d’aimer même nos ennemis en pardonnant leurs offenses, parce qu’ils sont eux aussi notre prochain, et que Jésus-Christ nous l’a commandé expressément.
Quand devons-nous faire des actes de foi,
Nous devons faire de nombreuses fois au cours de notre vie des actes de foi, d’espérance et de charité, et en particulier, quand nous avons des tentations à vaincre ou d’importants devoirs chrétiens à accomplir, ainsi qu’en péril de mort.
Est-il bon de faire souvent des actes de foi,
Il est bon de faire souvent des actes de foi, d’espérance et de charité pour conserver, accroître et fortifier ces vertus si nécessaires, qui sont comme les parties vitales de « l’homme spirituel ».
Comment devons-nous faire des actes de foi,
Nous devons faire des actes de foi, d’espérance et de charité, avec notre cœur, notre bouche et nos actions, donnant la preuve de ces vertus par notre conduite.
Comment donne-t-on des preuves de sa foi ?
On donne des preuves de sa foi en la confessant et en la défendant, au besoin, sans crainte ni respect humain, et en vivant selon ses maximes car « la foi sans les œuvres est morte ».
Comment donne-t-on des preuves de son espé-
On donne des preuves de son espérance en ne se troublant pas des misères et des contrariétés de la vie, ni même des persécutions, mais en vivant résignés, sûrs des promesses de Dieu.
Comment donne-t-on des preuves de sa charité ?
On donne des preuves de sa charité en observant commandements et en pratiquant les œuvres de miséricorde, et, si Dieu y appelle, en suivant les conseils évangéliques (Formules 21-22).
Qu’est-ce que les conseils évangéliques ?
Les conseils évangéliques sont des exhortations que Jésus-Christ a faites dans l’évangile pour nous inviter à une vie plus parfaite par la pratique de vertus non commandées.
Quels sont les principaux conseils évangéliques ?
Les principaux conseils évangéliques sont la pauvreté volontaire, la chasteté perpétuelle et l’obéissance parfaite.
Qu’est-ce que la vertu morale ?
La vertu morale est l’habitude de faire le bien, acquise par la répétition d’actes bons.
Quelles sont les principales vertus morales ?
Les principales vertus morales sont : lui est dû ; justice, la force et la tempérance, qui nous font vivre honnêtement.
Pourquoi les vertus cardinales sont-elles appelées
Les vertus cardinales sont appelées ainsi, parce qu’elles sont le pivot, c’est-à-dire le soutien des autres vertus morales.
Qu’est-ce que la prudence ?
La prudence est la vertu qui dirige les actes vers leur juste fin, et fait discerner et employer les bons moyens pour y parvenir.
Qu’est-ce que la justice ?
La justice est la vertu qui fait rendre à chacun ce qui lui est dû.
Qu’est-ce que la force ?
La force est la vertu qui fait affronter, sans témérité comme sans timidité, toute difficulté ou tout danger, et même la mort, pour le service de Dieu et pour le bien du prochain.
Qu’est-ce que la tempérance ?
La tempérance est la vertu qui réfrène les passions et les désirs, spécialement les désirs sensuels, et modère l’usage des biens sensibles.
Qu’est-ce que les passions ?
Les passions sont des émotions ou mouvements violents de l’âme qui, s’ils ne sont pas réglés par la raison, entraînent au vice et souvent même au crime.
Qu’est-ce que le vice ?
Le vice est l’habitude de faire le mal, acquise par la répétition d’actes mauvais.
Quels sont les vices principaux ?
Les vices principaux sont les sept vices ou « péchés » capitaux, ainsi appelés parce qu’ils sont la tête1 et l’origine des autres vices et péchés : l’orgueil, l’avarice, la luxure, la colère, la gourmandise, l’envie, la paresse (ou acédie).
Quelles sont les vertus opposées aux vices capi-
Les vertus opposées aux vices capitaux sont : l’humilité, la libéralité, la chasteté, la patience, la sobriété, la bienveillance, le zèle dans le service de Dieu.
Jésus-Christ a-t-il recommandé quelques vertus
Jésus-Christ a recommandé quelques vertus morales en particulier, en proclamant bienheureux, dans les huit Béatitudes évangéliques, ceux qui les pratiquent.
Récitez les Béatitudes évangéliques.
1. Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient. 2. Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre. 3. Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 4. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 5. Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 6. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. 7. Bienheureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu. 8. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient.
Pourquoi Jésus-Christ, dans les Béatitudes évangé-
Jésus-Christ, dans les Béatitudes évangéliques, a appelé bienheureuses, contrairement à l’opinion du monde, les personnes humbles et éprouvées, parce qu’elles recevront de Dieu une récompense spéciale. Il nous a ainsi enseigné à les imiter, sans nous soucier des maximes trompeuses du monde.
Ceux qui suivent les maximes du monde peuvent-
Ceux qui suivent les maximes du monde ne peuvent pas être véritablement heureux, parce qu’ils ne cherchent pas Dieu, leur Seigneur et leur vrai bonheur ; et ainsi, ils n’ont pas la paix de la conscience et marchent vers la perdition.
Oraison du XIII dimanche après la Pentecôte
Oraison du VI dimanche après l’Épiphanie