Résumé de la matière
« L’ordre est un signe à travers lequel un pouvoir spirituel est conféré à l’ordonné ». L'ordre, qui est un des sept sacrements, est constitué de sept degrés.
1-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les portiers
2-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les lecteurs
3-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les exorcistes
4-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les acolytes
5-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les sous-diacres
6-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les diacres
7-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Les prêtres.
Avant ces degrés, comme par mode de préparation, se place la tonsure cléricale et aussi le psalmistat. Au-dessus de ces degrés par mode de complément, se placent l’épiscopat, le patriarcat et la papauté. De ces trois derniers dépendent hiérarchiquement tous les autres ordres qui. Chaque ordre doit être conféré par des signes déterminés tant sous le rapport de la vue que de l’ouïe, dans le respect du bon temps, lieu, en fonction de la charge et à la personne.
Explication
Le Verbe Incarné qui est notre principe réparateur, comme Dieu et comme homme, a institué les remèdes sacramentels pour le salut des hommes, avec ordre, distinction et puissance selon l’exigence de sa bonté, de sa sagesse et de sa puissance. En conséquence, il a confié aux hommes des remèdes sacramentels, à dispenser selon l’ordre, la distinction et la puissance. Pour remplir cet office, il a donc fallu
1- distinguer et mettre à part certaines personnes à qui serait confié de manière ordinaire un tel pouvoir.
2- Et ce choix ne pouvait se faire que par des signes sacrés, comme sont les sacrements. Il a donc fallu que Le Verbe incarné institue un signe sacré, qui établisse ordre, distinction et pouvoir, pour conférer les autres sacrements d’une manière distincte, puissante et ordonnée.
3- C’est pourquoi l’ordre se définit comme « un signe à travers lequel un pouvoir spirituel est conféré à l’ordonné ». Ainsi, dans la définition de l'ordre sont renfermés les trois éléments énumérés exigés pour l’intégrité de l’ordre.
1-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; L’ordre est d'abord un signe qui distingue et sépare un sujet de tout le peuple. Il le consacre totalement au culte divin. En conséquence, une certaine distinction précède les ordres, par la tonsure et la couronne, qui signifient le retranchement des appétits temporels et l’élévation de l’esprit vers les choses éternelles. On veut montrer par là que le clerc est député au culte divin. C’est pourquoi il dit en recevant la couronne : Le Seigneur est la part de mon héritage, etc. Et comme il doit être instruit dans les louanges divines, qui consistent surtout dans les psaumes, le psalmistat précède, comme un préambule, les autres ordres. Isidore le met toutefois au nombre des ordres. Mais il parle dans un sens large.
2-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; En second lieu, parce que l’ordre est un signe qui établit un ordre. Il est ordonné également dans son être même. Il y a sept ordres disposés par degrés jusqu’au sacerdoce en qui se trouve leur perfection parce que l’ordre consiste une distinction des degrés, selon que l’exige la grâce septiforme, à la dispensation de laquelle le sacrement de l’ordre est principalement ordonné. C'est au plus grand, l'ordre sacerdotal, qu'il revient de consacrer le sacrement du corps du Christ en qui réside la plénitude de toutes les grâces. Les six autres ordres sont donc comme des services du sacerdoce et comme des degrés par lesquels on monte jusqu'au trône de Salomon. Ils sont six à cause de la perfection du nombre : « Six » est le premier nombre parfait. La perfection de cet office et ce qui est nécessaire pour le remplir : certains ministres servent comme de plus loin, d’autres de façon plus rapprochée, d’autres enfin de façon très voisine, afin que rien ne manque à un ministère ordonné. Et parce que n’importe lequel de ces ministères se dédouble selon l’acte purgatif et illuminatif, il s’ensuit qu’il y a six ordres ministériels, et un septième, de tous le plus parfait, par lequel est réalisé le Sacrement de l’autel et qui reçoit son achèvement dans un ordre unique, comme dans un terme ultime et parfait.
3-  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ;  ; Enfin, l’ordre est le signe d'un pouvoir, non seulement par rapport à l’administration des autres sacrements, mais encore en lui-même. Pour cette raison, il ne lui revient pas seulement un pouvoir simple, comme c’est le cas pour un ordre simple, mais encore l’éminence du pouvoir telle qu’elle se trouve dans ceux à qui revient la fonction d’administrer les ordres de façon ordinaire. Or, l’excellence s'étend d’autant plus qu’elle descend plus bas et elle s’unifie d’autant plus qu’elle s’élève plus haut. De là vient qu’il y a beaucoup d'évêques, quelques d’archevêques, très peu de patriarches et un seul père des pères, qui a juste titre est appelé pape, en tant qu’il est l’unique, le premier et le souverain père de tous les pères, et de tous les fidèles. Il est aussi le hiérarque principal, l’époux unique, le chef sans partage. Il est le Pontife suprême, le vicaire du Christ, la source, l'origine, et la règle de tous les autres responsables ecclésiastiques de qui dérive comme du sommet et jusqu’aux plus humbles membres de l’Eglise, le pouvoir ordonné, comme l’exige la dignité éminente de la hiérarchie de l'Eglise.
Comme cette dignité est vraiment un ordre, il faut conférer ce sacrement avec grand discernement et grande solennité. Cela ne doit pas être donné par n’importe qui, à n’importe qui, n’importe où et à n’importe quel moment. Ces ordres doivent être donnés à des personnes instruites, honnêtes et exemptes de toute irrégularité légales. Ceux qui le reçoivent doivent être à jeun. Ce doit être dans un lieu sacré, durant la messe et aux temps prescrits par le droit de l'Eglise. Ils doivent être dispensés par les évêques, qui seul peuvent aussi confirmer par l’imposition des mains, consacrer les moniales et les abbés et consacrer les églises. Car toutes ces réalités, en raison de leur importance, ne peuvent être conférées que par ceux qui président au pouvoir.
