1 Corinthiens 11, 26

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
Lire 1 Corinthiens 11 en entier

Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (9)

Lien
Déjà présent dans son Église, le Règne du Christ n’est cependant pas encore achevé « avec puissance et grande gloire » 1 par l’avènement du Roi sur la terre. Ce Règne est encore attaqué par les puissances mauvaises 2 même si elles ont été déjà vaincues à la base par la Pâque du Christ. Jusqu’à ce que tout lui ai été soumis 3, « jusqu’à l’heure où seront réalisés les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habite, l’Église en pèlerinage porte dans ses sacrements et ses institutions, qui relèvent de ce temps§769§773, la figure du siècle qui passe ; elle vit elle-même parmi les créatures qui gémissent présentement encore dans les douleurs de l’enfantement et attendent la manifestation des fils de Dieu » a. Pour cette raison les chrétiens§1043§1043§2046 prient, surtout dans l’Eucharistie 4, pour hâter le retour du Christ§2817 5 en lui disant : « Viens, Seigneur » 6.
Lien
Le jour de la Pentecôte, par l’effusion de l’Esprit Saint, l’Église est manifestée au monde ab. Le don de l’Esprit inaugure un temps nouveau dans la « dispensation du Mystère » : le temps de l’Église, durant lequel le Christ manifeste, rend présent et communique son œuvre de salut par la Liturgie de Son Église, « jusqu’à ce qu’Il vienne » 1. Durant ce temps de l’Église, le Christ vit et agit désormais dans Son Église et avec elle§739 d’une manière nouvelle, propre à ce temps nouveau. Il agit par les Sacrements ; c’est cela que la Tradition commune de l’Orient et de l’Occident appelle « l’Économie sacramentelle » ; celle-ci consiste en la communication (ou « dispensation ») des fruits du Mystère pascal du Christ dans la célébration de la liturgie « sacramentelle » de l’Église.
C’est pourquoi il importe de mettre d’abord en lumière cette « dispensation sacramentelle » (Chapitre premier). Ainsi apparaîtront plus clairement la nature et les aspects essentiels de la célébration liturgique (Chapitre deuxième).
Lien
L’Église célèbre le Mystère de son Seigneur « jusqu’à ce qu’il vienne » et que « Dieu soit tout en tous » 1. Dès l’âge apostolique la Liturgie est attirée vers son terme par le gémissement de l’Esprit dans l’Église : « Marana Tha ! » 2. La liturgie participe ainsi au désir de Jésus : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous [...] jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu » 3. Dans les sacrements du Christ, l’Église reçoit déjà les arrhes§950 de son héritage, elle participe déjà à la vie éternelle, tout en « attendant la bienheureuse espérance et l’avènement de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus » 4. « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens ! ... Viens, Seigneur Jésus ! » 5.
Saint Thomas résume ainsi les différentes dimensions du signe sacramentel : « Le sacrement est le signe qui remémore ce qui a précédé, à savoir la passion du Christ ; qui met en évidence ce qui s’opère en nous par la passion du Christ, à savoir la grâce ; qui pronostique, je veux dire qui annonce à l’avance la Gloire à venir » a.
Lien
Repas du Seigneur 1 parce qu’il s’agit de la Cène que le Seigneur a pris avec ses disciples la veille de sa passion et de l’anticipation§1382 du repas des noces de l’Agneau 2 dans la Jérusalem céleste.
Fraction du Pain parce que ce rite, propre au repas juif, a été utilisé par Jésus lorsqu’il bénissait et distribuait le pain en maître de table 3, surtout lors de la dernière Cène 4. C’est à ce geste que les disciples le reconnaîtront après sa résurrection 5, et c’est de cette expression que les premiers chrétiens désigneront leurs assemblées eucharistiques 6. Ils signifient par là que tous ceux qui mangent à l’unique pain rompu, le Christ§1348, entrent en communion§790 avec Lui et ne forment plus qu’un seul corps en Lui 7.
Assemblée eucharistique (synaxis) parce que l’Eucharistie est célébrée en l’assemblée des fidèles, expression visible de l’Église (voir 1 Co 11:17-34).
Lien
Jésus a choisi le temps§1169 de la Pâque pour accomplir ce qu’il avait annoncé à Capharnaüm : donner à ses disciples son Corps et son Sang :
Vint le jour des Azymes, où l’on devait immoler la pâque. [Jésus] envoya alors Pierre et Jean : ‘Allez dit-il, nous préparer la Pâque, que nous la mangions’... Ils s’en allèrent donc [...] et préparèrent la Pâque. L’heure venue, il se mit à table avec ses apôtres et leur dit : ‘J’ai désiré avec ardeur manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, je ne la mangerai jamais plus jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu’ [...] Puis, prenant du pain et rendant grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : ‘Ceci est mon Corps, qui va être donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi’. Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : ‘Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang, qui va être versé pour vous’ 1234.
Lien
Ainsi, de célébration en célébration, annonçant le mystère pascal de Jésus « jusqu’à ce qu’Il vienne » 1, le peuple de Dieu en pèlerinage§1404 « s’avance par la porte étroite de la Croix » a vers le banquet céleste, quand tous les élus s’assiéront à la table du Royaume.
Lien
La communion nous sépare du péché. Le Corps du Christ que nous recevons dans la communion est « livré pour nous », et le Sang que nous buvons, est « versé pour la multitude en rémission des péchés§613 ». C’est pourquoi l’Eucharistie ne peut pas nous unir au Christ sans nous purifier en même temps des péchés commis et nous préserver des péchés futurs :
« Chaque fois que nous le recevons, nous annonçons la mort du Seigneur » 1. Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés. Si, chaque fois que son Sang est répandu, il est répandu pour la rémission des péchés, je dois toujours le recevoir, pour que toujours il remette mes péchés. Moi qui pèche toujours, je dois avoir toujours un remède a.
Lien
De cette foi inébranlable jaillit l’espérance qui soulève chacune des sept demandes. Celles-ci expriment les gémissements du temps§1820 présent, ce temps de la patience et de l’attente durant lequel « ce que nous serons n’est pas encore manifesté » 1. L’Eucharistie et le Pater sont tendus vers la venue du Seigneur, « jusqu’à ce qu’il vienne ! » 2.
Lien
L’Oraison dominicale est la prière de l’Église par excellence. Elle fait partie intégrante des grandes heures de l’Office divin et des sacrements de l’initiation chrétienne : Baptême, Confirmation et Eucharistie. Intégrée à l’Eucharistie elle manifeste le caractère « eschatologique » de ses demandes, dans l’espérance du Seigneur, « jusqu’à ce qu’il vienne » 1.