L´efficacité pastorale de la célébration sera certainement accrue si les textes des lectures, des prières et des chants correspondent bien, dans la mesure du possible, et à l´état de préparation spirituelle et à la mentalité des participants. C´est ce qu´on obtiendra au mieux si l´on profite des multiples possibilités de choix qui vont être énumérées ci-dessous.
Aux solennités, le prêtre est tenu de suivre le calendrier de l´église où il célèbre.
Les dimanches, aux féries de l´Avent, du temps de Noël, du Carême et du Temps pascal, aux fêtes et aux mémoires obligatoires :
Les mémoires facultatives :
Pour choisir les textes des différentes parties de la messe, aussi bien du temps que des saints, on observera les normes suivantes.
Trois lectures sont assignées aux dimanches et solennités : le Prophète, l´Apôtre et l´Évangile, qui font comprendre au peuple chrétien la continuité de l'œuvre du salut, selon l´admirable plan de Dieu. Ces lectures doivent être strictement utilisées. Au Temps pascal, selon la tradition de l’Eglise, la première lecture est tirée des Actes des Apôtres et non de l’Ancien Testament.
Le lectionnaire férial propose des lectures pour chaque jour de la semaine pendant toute l´année : ce sont donc ces lectures qu´on prendra le plus souvent, les jours auxquels elles sont assignées, à moins qu´il n´y ait ce jour-là une solennité ou une fête, ou une mémoire avec des lectures propres du Nouveau Testament, c’est-à-dire où l’on trouve mention du saint célébré.
On trouve en outre un choix particulier de textes de la Sainte Écriture dans le lectionnaire pour les messes rituelles au cours desquelles on célèbre des sacrements ou des sacramentaux, ou bien qui sont célébrées pour certains besoins.
Le même texte est parfois proposé dans une forme longue et une forme brève. Pour choisir entre les deux, on aura en vue le critère pastoral. Il faudra donc être attentif à la capacité des fidèles d’écouter avec fruit la lecture plus ou moins longue, à leur capacité d’écouter avec fruit le texte le plus complet, que l’homélie devra expliquer142.
Quand la faculté est donnée de choisir entre un texte et un autre déjà déterminé, ou proposé au choix, on sera attentif au bien des participants, qu’il s’agisse de prendre un texte plus facile ou mieux adapté à l’assemblée, ou bien de répéter ou de laisser un texte qui est assigné comme propre à une célébration et proposé à une autre facultative, chaque fois que l’utilité pastorale y invite143.
Outre les facultés signalées ci-dessus de choisir des textes plus adaptés, les Conférences des évêques peuvent, dans des circonstances particulières, indiquer certaines adaptations en ce qui concerne les lectures, sous réserve pourtant que les textes en soient choisis dans un lectionnaire dûment approuvé.
A chaque messe, sauf indication contraire, on dit les oraisons propres à cette messe.
La plupart des préfaces dont le Missel romain est doté, visent à faire mieux ressortir les motifs de l´action de grâce dans la Prière eucharistique et à mettre davantage en lumière les différents aspects du mystère du salut.
Le choix entre les Prières eucharistiques qui se trouvent dans la liturgie de la messe est réglé à titre indicatif par les normes que voici :
Il n’est pas permis de substituer d’autres chants aux chants placés dans la liturgie de la messe, comme par exemple l’Agnus Dei (Agneau de Dieu).
Pour choisir les chants qui trouvent place entre les lectures, ainsi que les chants d´entrée, d’offertoire et de communion, on suivra les normes qui sont établies ci-dessus (cf. nn. 40-41, 47-48, 61-64, 74, 86-88).
