Nous ne croyons pas en des formules, mais dans les réalités qu’elles expriment et que la foi nous permet de « toucher ». « L’acte (de foi) du croyant ne s’arrête pas à l’énoncé, mais à la réalité (énoncée) » (saint Thomas d’Aquin, summa theologiæ 2-2, 1, 2, ad 2). Cependant, ces réalités, nous les approchons à l’aide des formulations§186 de la foi. Celles-ci permettent d’exprimer et de transmettre la foi, de la célébrer en communauté, de l’assimiler et d’en vivre de plus en plus.
II. Le langage de la foi
L’Église qui est « la colonne et le soutien de la vérité » 1, garde fidèlement « la foi transmise aux saints une§78§857§84 fois pour toutes » 2. C’est elle qui garde la mémoire des Paroles du Christ, c’est elle qui transmet de génération en génération la confession de foi des apôtres. Comme une mère qui apprend à ses enfants à parler, et par là même à comprendre et à communiquer, l’Église, notre Mère, nous apprend le langage de la foi pour§185 nous introduire dans l’intelligence et la vie de la foi.
