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Le Baptême de Jésus, c’est, de sa part, l’acceptation et l’inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi§606 les pécheurs 1 ; il est déjà « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » 2 ; déjà, il anticipe le « baptême » de sa mort sanglante 34. Il vient déjà « accomplir§1224 toute justice » 5, c’est-à-dire qu’il se soumet tout entier à la volonté de son Père : il accepte par amour le baptême de mort pour la rémission de nos péchés 6. À cette acceptation répond la voix du Père qui met toute sa complaisance en son Fils 78. L’Esprit que Jésus possède en plénitude§444§727 dès sa conception, vient « reposer » sur lui 910. Il en sera la source pour§739 toute l’humanité. À son Baptême, « les cieux s’ouvrirent » 11 que le péché d’Adam avait fermés ; et les eaux sont sanctifiées par la descente de Jésus et de l’Esprit, prélude de la création nouvelle.
