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Les premières hérésies ont moins nié la divinité du Christ que son humanité vraie (docétisme gnostique). Dès les temps apostolique la foi chrétienne a insisté sur la vraie incarnation du Fils de Dieu, « venu dans la chair » (voir 1 Jn 4:2-3 ; 2 Jn 7). Mais dès le troisième siècle, l’Église a dû affirmer contre Paul de Samosate, dans un Concile réuni à Antioche, que Jésus-Christ est Fils de Dieu par nature et non par adoption. Le premier Concile œcuménique de Nicée§242, en 325, confessa dans son Credo que le Fils de Dieu est « engendré, non pas créé, de la même substance 12 que le Père » et condamna Arius qui affirmait que « le Fils de Dieu est sorti du néant » a et qu’il serait « d’une autre substance que le Père » b.
