Chapitre 5
SECTION 2 [V, 1 — 11, 56.] Gloire divine de Jésus manifestée de nouveau À JÉRUSALEM ET EN GALILÉE, mais combattue par l’opposition croissante des Juifs.
1. Occasion du conflit (i-18a) ; Guérison d’un paralytique à la piscine de Bethesda le jour du sabbat (1-9). Scandale des Juifs (10-18).
- 1
Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
- 2
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.
- 3
Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux et de paralytiques ; [ ils attendaient le bouillonnement de l’eau.
- 4
Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l’eau : et celui qui y descendait le premier après l’agitation de l’eau, était guéri de son infirmité quelle qu’elle fût.]
- 5
Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans.
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Jésus l’ayant vu gisant, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
- 7
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
- 8
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. »
- 9
Et à l’instant cet homme fut guéri ; il prit son grabat et se mit à marcher. C’était un jour de sabbat.
- 10
Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : « C’est le sabbat, il ne t’est pas permis d’emporter ton grabat. »
- 11
Il leur répondit : « Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton grabat et marche. »
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Ils lui demandèrent : « Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton grabat et marche ? »
- 13
Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit.
- 14
Plus tard, Jésus le trouva dans le temple et lui dit : « Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »
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Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
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C’est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.
- 17
Mais Jésus leur dit : « Mon Père agit jusqu’à présent, et moi aussi j’agis. »
- 18
Sur quoi, les Juifs cherchaient encore avec plus d’ardeur à le faire mourir, parce que, non content de violer le sabbat, il disait encore que Dieu était son père, se faisant égal à Dieu. Jésus reprit donc la parole et leur dit :
2. Discours apologétique de Jésus (18b-47). — a) Jésus est égal à Dieu son Père (18b-30). — b) Témoignages rendus en sa faveur, par S. Jean-Baptiste (31-35), par les miracles que son Père lui a donné d’opérer (36-38), par les prophéties de l’Ancien Testament (39-47).
- 19
« En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, mais seulement ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que fait le Père, le Fils aussi le fait pareillement.
- 20
Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, qui vous jetteront dans l’étonnement.
- 21
Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, aussi le Fils donne la vie à qui il veut.
- 22
Le Père même ne juge personne, mais il a donné au Fils le jugement tout entier,
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afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.
- 24
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle, et n’encourt pas la condamnation, mais il est passé de la mort à la vie.
- 25
En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
- 26
Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ;
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et il lui a aussi donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme.
- 28
Ne vous en étonnez pas ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix.
- 29
Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie ; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation.
- 30
Je ne puis rien faire de moi-même. Selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.
- 31
Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas véridique.
- 32
Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est véridique.
- 33
Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.
- 34
Pour moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis cela afin que vous soyez sauvés.
- 35
Jean était la lampe qui brûle et luit, mais vous n’avez voulu que vous réjouir un moment à sa lumière.
- 36
Pour moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, rendent témoignage de moi, que c’est le Père qui m’a envoyé.
- 37
Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face,
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et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.
- 39
Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ;
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or, ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie.
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Ce n’est pas que je demande ma gloire aux hommes ;
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mais je vous connais, je sais que vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
- 43
Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, vous le recevrez.
- 44
Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul ?
- 45
Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai devant le Père ; votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
- 46
Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.
- 47
Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? »

