Chapitre 16 — Section 3

Des effets du baptême

Un des moyens les plus efficaces pour allumer dans le cœur des Chrétiens le feu du véritable amour de Dieu, c’est de leur expliquer avec soin les effets du Baptême. Il faudra donc revenir souvent sur ce sujet, afin qu’ils sachent bien que ce Sacrement les a élevés à un très haut degré de dignité, et qu’ils ne doivent jamais souffrir que les artifices, ou la violence de leurs ennemis les en fassent déchoir.
La première chose à leur apprendre sur ce point, c’est que tous. nos péchés, soit le péché originel qui nous vient de nos premiers parents, soit le péché actuel que nous commettons par notre propre volonté, — quand même ce péché dépasserait en malice tout ce qu’on peut imaginer, — tous nos péchés, disons-nous, nous sont remis et pardonnés par la vertu merveilleuse du Sacrement de Baptême. Longtemps avant Notre-Seigneur, Ezéchiel avait prédit cet effet :12 Je verserai sur vous une eau pure, dit Dieu Lui-même, par la bouche du Prophète, et vous serez purifiés de toutes vos souillures. Et l’Apôtre saint Paul, après avoir fait aux Corinthiens une longue énumération de diverses sortes de péchés, ajoute :13 C’est ce que vous avez été autrefois : mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés. Telle a été en effet, et manifestement, la doctrine constante de l’Eglise. Saint Augustin, dans son livre du Baptême des enfants,14 dit que par la qénération du Saint-Esprit, on obtient la rémission des péchés volontaires, avec celle du péché originel. Et saint Jérôme à Océanus :15 Tous les crimes, dit-il, sont pardonnés dans le Baptême. Et pour qu’il ne put rester aucun doute sur cette vérité, même après les définitions des autres Conciles, la sainte assemblée de Trente a prononcé l’anathème contre ceux qui oseraient penser autrement, et qui auraient la témérité de soutenir que16 la rémission des péchés par le Baptême n’est pas entière, et qu’ils ne sont pas absolument effacés et comme déracinés de l’âme, mais seulement coupés et rasés en quelques sortes, de manière que les racines en demeurent encore dans notre cœur. Car, pour employer les propres expressions du Concile, Dieu ne hait rien dans ceux qui sont régénérés, parce qu’il n’y a aucune cause de condamnation dans ceux qui ont été véritablement ensevelis avec Jésus-Christ par le Baptême, pour mourir ait péché ; qui ne vivent plus selon la chair ; qui ont dépouillé le vieil homme ; qui se sont revêtus de l’homme nouveau qui a été créé selon Dieu ; et qui sont devenus innocents, purs, sans tache, et agréables à Dieu.
Cependant il faut le reconnaître, et le saint Concile l’a formellement décrété dans le même endroit, la concupiscence ou le foyer du péché subsiste encore chez les baptisés ; mais la concupiscence n’est point le péché. Saint Augustin enseigne que chez les enfants le Baptême remet la faute de la concupiscence, mais qu’il leur laisse la concupiscence, pour les exercer. Et ailleurs il dit positivement que la faute est détruite dans le Baptême, mais que la faiblesse reste. La concupiscence qui vient du péché n’est autre chose en effet qu’une inclination ou tendance de l’âme, essentiellement contraire à la raison ; mais cette tendance cependant est bien différente de la véritable nature du péché, quand il ne s’y joint ni consentement de la volonté pour la suivre, ni négligence pour la combattre. Et lorsque saint Paul a dit :17 « Je n’aurais pas connu la concupiscence, si la Loi ne m’avait dit : tu ne convoiteras pas » il a voulu parler, non des mouvements mêmes de la concupiscence, mais du vice de la volonté. Nous trouvons la même doctrine dans saint Grégoire :18 Si quelqu’un prétend, dit-il, que par le baptême les péchés sont remis seulement jusqu’à la surface, qu’y a-t-il de moins chrétien que cette opinion ? Car, par le sacrement de la Foi, l’âme, entièrement dégagée de ses fautes, n’est plus attachée qu’à Dieu. Puis, en preuve de ce qu’il affirme, il rapporte les paroles de Notre Sauveur dans saint Jean :19 Celui qui a été lavé, n’a plus besoin que de se laver les pieds, et il est pur dans tout le reste.
Si l’on veut une image sensible et une figure frappante de cette vérité, il n’y a à considérer ce que l’Ecriture rapporte de Naaman, le lépreux de Syrie. Après s’être baigné sept fois dans le Jourdain, il fut si parfaitement guéri que sa chair semblait être celle d’un enfant. Pareillement l’effet propre du Baptême est de nous remettre tous nos péchés, aussi bien le péché originel que ceux que nous avons commis par notre propre faute. C’est pour cette fin-là même que notre Sauveur l’a institué. Le Prince des Apôtres, pour n’en point citer d’autres, nous l’apprend formellement, quand il dit :20 Faites pénitence, et que chacun de vous reçoive le Baptême au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés.
Et non seulement le Baptême remet tous les péché., priais grâce à l’infinie bonté de Dieu, il remet en même temps toutes les peines qui leur sont dues. Il est vrai que les Sacrements ont la vertu de nous communiquer les mérites de la Passion de Jésus-Christ. Mais c’est du Baptême que l’Apôtre a dit que21 par lui nous mourons et sommes ensevelis avec Jésus-Christ. Voilà pourquoi la sainte Eglise a toujours compris qu’on ne pouvait, sans faire une très grande injure à ce Sacrement, imposer à celui qui doit le recevoir et être purifié par lui, ces œuvres de piété que les saints Pères appellent communément des œuvres satisfactoires. Et ce que nous disons ici n’a rien de contraire à l’usage de la primitive Eglise, qui ordonnait aux Juifs. lorsqu’ils recevaient le Baptême, de jeûner pendant quarante jours. Ce jeune n’avait point rapport à la satisfaction ; mais c’était un moyen de rappeler à ceux qui recevaient le Baptême, que par respect pour la dignité de ce Sacrement, ils devaient se livrer sans interruption pendant quelque temps au jeûne et à la prière.
Mais s’il est absolument certain que le Baptême remet toutes les peines dues aux péchés, cependant il n’exempte point de ces châtiments que les tribunaux humains infligent aux grands criminels. Ainsi celui qui aurait mérité la mort ne pourrait se soustraire par le Baptême au supplice ordonné par la loi. Mais on ne saurait trop louer la religion et la piété de ces princes qui, pour faire éclater davantage la gloire de Dieu dans ses Sacrements, accorderaient sa grâce au coupable en cette circonstance, et lui remettraient sa peine.
De plus le Baptême, après le court passage de cette vie, nous délivre de toutes les peines qui sont dues au péché originel. C’est une grâce que la mort de Jésus-Christ nous a méritée. Comme nous l’avons dit plus haut, par le Baptême nous mourons avec Jésus-Christ ; or, dit l’Apôtre,22 si noirs sommes entés en Lui, par la ressemblance de sa Mort, nous le serons aussi par la ressemblance de sa Résurrection.
Pourquoi donc, dira peut-être quelqu’un, ne sommes-nous pas, aussitôt après le Baptême, et dès cette vie mortelle, délivrés de tous les inconvénients qui l’accompagnent et rétablis par la vertu de l’ablution sacrée dans cet état de dignité et de perfection, où Adam le père du genre humain avait été placé avant son péché ? nous pouvons donner de ce fait deux principales raisons
La première, c’est que nous sommes unis au corps de Jésus-.Christ, et que nous en devenons les membres par le Baptême. Or il ne convenait pas de nous accorder plus de privilèges qu’à notre Chef lui-même. Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout en possédant dés le premier instant de sa conception, la plénitude de la Grâce et de la Vérité, n’a point déposé pour cela la fragilité de la nature humaine qu’il avait prise, avant d’avoir enduré les tourments de sa Passion et de sa Mort, et avant de s’être ressuscité Lui-même à la vie glorieuse de l’immortalité. Dès lors, qui pourrait s’étonner de voir les Fidèles, qui possèdent déjà par le Baptême la grâce de la justice céleste, continuer de vivre encore dans une chair périssable et fragile ? Quand ils auront supporté pour Jésus-Christ toutes sortes de peines et de travaux, quand ils auront subi la mort, et qu’ils seront ensuite revenus à la vie, alors ils seront dignes de jouir avec Lui de l’éternité bienheureuse.
La seconde raison qui a fait laisser en nous après le Baptême l’infirmité du corps, les maladies, le sentiment de la douleur et les mouvements de la concupiscence, c’est que Dieu voulait nous ménager comme une ample moisson de mérites de toute sorte, et par ce moyen, nous faire obtenir un jour des fruits plus abondants de gloire, et de plus magnifiques récompenses. Si nous souffrons patiemment toutes les misères de la vie, si avec l’aide de Dieu, nous soumettons les affections déréglées de notre cœur à l’empire de la raison, nous avons le droit d’espérer fermement, avec l’Apôtre, que,23 ayant bien combattu, achevé notre course et conservé la Foi, le Seigneur nous réservera la couronne de justice, et que ce juste Juge nous la rendra au dernier jour. C’est de la même manière que Dieu semble avoir agi avec les enfants d’Israël. Il les délivra de la servitude d’Egypte, de la poursuite de Pharaon et de son armée, qu’Il précipita dans la mer ; et cependant Il ne les introduisit point immédiatement dans l’heureuse terre de la promesse ; mais auparavant, Il les fit passer par plusieurs épreuves, et les exposa à de nombreux périls. Et plus tard, lorsqu’Il les mit en possession de la terre promise, Il chassa, il est vrai, de cette terre la plupart de ses habitants, mais II y conserva cependant quelques nations, qu’on ne put jamais détruire, afin que le peuple de Dieu eût sans cesse l’occasion d’exercer son courage, et sa vertu guerrière.
Joignons à cela que si le Baptême, tout en ornant l’âme des dons célestes, procurait en même temps les biens du corps, plusieurs probablement voudraient le recevoir. plutôt à cause de ces avantages temporels et présents, que par l’espérance de la gloire future. Et cependant les biens que le Chrétien ne doit jamais perdre de vue, ne sont pas ces biens faux et incertains qui se voient, mais les biens véritables et éternels qui ne se voient pas.
Toutefois, la vie présente, si remplie de misères qu’elle soit, n’est pas sans joies et sans douceurs. Pour nous en effet, qui sommes comme des branches entées sur Jésus-Christ par le Baptême, que peut-il y avoir de plus doux, et de plus désirable, que de prendre la croix sur nos épaules, de suivre notre Sauveur comme un chef, sans nous laisser ni rebuter par la fatigue, ni arrêter par les dangers, et de tendre sans cesse de toutes nos forces à la récompense céleste à laquelle Dieu nous appelle, pour recevoir de sa main, ceux-ci le laurier de la virginité, ceux-là, la couronne de la science et de la prédication, les uns la palme du martyre, les autres enfin les récompenses dues à leurs vertus ? Or, tous ces titres et tous ces insignes ne pourraient nous être accordés, si auparavant nous ne nous étions point exercés dans la carrière de cette vie si pénible, et si nous n’avions pas remporté la victoire dans le combat.
Pour en revenir aux effets du Baptême, il faudra expliquer que ce Sacrement, non seulement nous délivre, par la vertu qui lui est propre, de tout ce que l’on peut vraiment appeler les maux, mais qu’il nous enrichit encore des biens et des dons les plus précieux. Ainsi il remplit notre âme de cette Grâce divine qui nous rend justes, et nous fait enfants de Dieu, héritiers du salut éternel. Car, comme il est écrit :24 celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; et l’Apôtre affirme25 que l’Eglise a été Purifiée par le Baptême de l’eau par la parole. Or, d’après le décret du Concile de Trente, qui nous oblige de le croire sous peine d’anathème, la grâce reçue dans le Baptême n’efface pas seulement nos péchés, mais elle est encore comme une qualité divine qui s’attache à l’âme, c’est comme un rayon, une lumière qui en absorbe toutes les taches, et qui la rend plus belle et plus brillante. Cette vérité se déduit aussi très clairement de l’Ecriture sainte, lorsqu’elle dit que26 « la grâce est répandue dans nos cœurs, et qu’elle est27 un gage du Saint-Esprit. »
Mais cette grâce que le Baptême communique est accompagnée du glorieux cortège de toutes les vertus qui, par un don spécial de Dieu, pénètrent dans l’âme en même temps qu’elle. L’Apôtre écrivait à Tite :28 « Dieu nous a sauvés par l’eau de la régénération et du renouvellement du Saint-Esprit, qu’Il a répandu sur nous avec abondance, par Jésus-Christ notre Sauveur. » Et Saint Augustin affirme que ces paroles, Il a répandu en abondance, doivent s’entendre de toute la rémission des péchés et de l’abondance de toutes les vertus.
Le Baptême nous unit aussi et nous attache à Jésus-Christ comme des membres à leur chef. C’est la tête qui communique à chaque partie du corps la force et le mouvement nécessaires pour remplir les fonctions oui lui sont propres. De même aussi c’est de la plénitude de notre Seigneur Jésus-Christ que se répand sur tous ceux qui sont justifiés, cette Vertu, cette Grâce divine qui nous rend capables d’accomplir tous les devoirs de la Piété chrétienne.
Et personne ne doit trouver étrange qu’avec une aussi grande abondance de vertus qui viennent orner et fortifier notre âme, nous ne puissions cependant commencer. ou du moins achever aucune bonne œuvre, sans les peines et les difficultés les plus grandes. Ce n’est pas que Dieu dans sa bonté ne nous ait accordé réellement les vertus qui engendrent les bonnes œuvres. Mais c’est crue, même après le Baptême, la lutte acharnée de la chair contre l’esprit n’est pas finie. Au contraire. Et il serait indigne d’un Chrétien de se décourager dans cette lutte, ou de se laisser abattre. S’il s’appuie sur la bonté de Dieu, et s’il s’applique chaque jour à bien vivre, il doit garder dans son cœur l’espérance certaine que bientôt il trouvera facile et agréable29 tout ce qui est honnête, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint. Méditons souvent ces saintes pensées, pratiquons avec joie ce qu’elles nous enseignent, et30 le Dieu de la paix sera avec nous.
n outre le Baptême imprime dans notre âme un caractère ineffaçable. Mais nous n’avons plus besoin d’en parler ici. Car nous avons développé plus haut, en traitant des Sacrements en général, toutes les explications qui se rapportent à cet objet. II est facile de les y trouver. Cependant, comme c’est en se fondant sur la nature et la vertu de ce caractère que l’Eglise a décidé que le Baptême ne pouvait jamais être réitéré, les Pasteurs ne négligeront pas de le rappeler souvent aux Fidèles, afin de prévenir toute erreur à cet égard. Au reste, cette doctrine est celle que professe l’Apôtre dans ces paroles :31 « il n’y a qu’un Seigneur, une Foi, un Baptême. » Ensuite quand il exhorte les Romains à conserver soigneusement la vie, qu’ils ont reçue de Jésus-Christ, en mourant avec Lui par le Baptême, ce qu’il ajoute,32 si Jésus-Christ est mort pour le péché, il n’est mort qu’une fois, ne semble-t-il pas vouloir dire ouvertement que si Jésus-Christ ne peut mourir une seconde fois, il ne nous est pas permis non plus à nous-mêmes de mourir deux fois par le Baptême. Aussi la Sainte Eglise fait-elle publiquement profession de n’admettre qu’un seul Baptême. Et pour trouver cette doctrine absolument conforme à la raison et à la nature de ce Sacrement, il suffit de se rappeler que le Baptême est une régénération spirituelle. De même que selon l’ordre de la nature nous ne naissons et ne venons au monde qu’une seule fois, de même encore, pour parler le langage de Saint Augustin, qu’il est impossible de rentrer dans le sein de sa mère, ainsi il ne peut y avoir non plus qu’une seule génération spirituelle, et dans aucun cas, le Baptême ne peut être renouvelé.
Et que personne ne s’imagine que l’Eglise le renouvelle, lorsque dans l’incertitude si le Baptême a eu lieu, elle fait l’ablution sacrée, en disant : si tu as été baptisé, je ne te baptise pas de nouveau, mais si tu ne l’as pas été, je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ce n’est point là recommencer le Baptême d’une manière criminelle, c’est au contraire remplir un devoir très saint que de l’administrer ainsi sous condition.
Cependant les Pasteurs ont quelques précautions à prendre sur ce point, pour éviter des fautes journalières qui sont très contraires au respect dû au Sacrement. Ainsi, il en est qui ne croient pas commettre la moindre faute en baptisant sous condition tous ceux qu’on leur présente indistinctement. Si on leur apporte un enfant, ils ne songent point du tout à s’informer, s’il a été baptisé auparavant, mais ils le baptisent eux-mêmes sur le champ. Bien plus, s’ils savent que le Sacrement a été administré à la maison, ils n’hésitent point à réitérer l’Ablution sainte, en y joignant les cérémonies prescrites. Cependant ils ne sauraient agir ainsi sans faire un sacrilège, et sans contracter cette indignité que les Auteurs ecclésiastiques appellent une irrégularité. Le Pape Alexandre33 n’autorise cette manière de baptiser qu’à l’égard de ceux sur le Baptême desquels, après un examen attentif, il reste encore quelque doute. Dans tous les autres cas, il n’est lainais permis d’administrer de nouveau ce Sacrement, même sous condition.
Enfin après tous les avantages que nous retirons du Baptême, il en est un dernier auquel tous les autres se rapportent, c’est de nous ouvrir la porte du ciel, que le péché nous tenait auparavant fermée. Au reste, ces effets que nous attribuons à l’efficacité du Baptême, nous pouvons parfaitement les inférer de ceux qui, au témoignage de l’Evangile, se manifestèrent au Baptême de Notre-Seigneur. Les cieux s’ouvrirent alors,34 et l’on vit le Saint-Esprit descendre sur Jésus-Christ sous la forme d’une colombe. Ce prodige signifiait que ceux qui sont baptisés reçoivent les dons du Saint-Esprit, et que la porte du ciel leur est ouverte, non à la vérité pour qu’ils entrent dans la jouissance de la gloire céleste, immédiatement après leur Baptême,. mais quand le temps sera venu ; c’est-à-dire, lorsque délivrés de toutes les misères terrestres, qui ne sauraient atteindre la vie des bienheureux, ils se dépouilleront de leur condition mortelle, pour jouir de l’immortalité.
Tels sont les effets du Baptême. A ne considérer que la vertu du Sacrement, ils sont, sans aucun doute, les mêmes pour tous. Mais si l’on s’arrête aux dispositions de ceux qui le reçoivent, il est bien certain que chacun en tire une grâce céleste, et des fruits plus ou moins abondants, suivant l’état particulier de son cœur.