Les trois états de l’Église. « En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté accompagné de tous les anges§771 et que la mort détruite, tout lui soit soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore§1031§1023 ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant ‘dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois Personnes’ » a :
Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet, tous ceux qui sont du Christ et possèdent son Esprit, constituent une seule Église et se tiennent mutuellement comme un tout dans le Christ a.
« L’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels » a.
L’intercession des saints. « Étant en effet plus intimement liés avec le Christ, les habitants du ciel contribuent à affermir§1370 plus solidement l’Église en sainteté [...]. Ils ne cessent d’intercéder pour nous§2683 auprès du Père, offrant les mérites qu’ils ont acquis sur terre par l’unique Médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus [...]. Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité » a :
Ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie a. Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre b.
La communion avec les saints. « Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du ciel§1173 ; nous cherchons bien davantage par là à renforcer l’union de toute l’Église dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même » a :
Le Christ, nous l’adorons, parce qu’il est le fils de Dieu ; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur roi et maître ; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples a.
La communion avec les défunts. « Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps§1371 mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée§1032§1689 de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ 1 » a. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.
Dans l’unique famille de Dieu. « Lorsque la charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font§1027 communier les uns aux autres, nous tous, fils de Dieu qui ne faisons dans le Christ qu’une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l’Église » a.