L’injonction divine comportait l’interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l’homme. Le Deutéronome explique : « Puisque vous n’avez vu aucune forme, le jour où le Seigneur, à l’Horeb, vous a parlé du milieu du feu, n’allez pas vous pervertir et vous faire une image sculptée représentant quoi que ce soit. » 1. C’est le Dieu absolument Transcendant qui s’est révélé à Israël. « Il est toutes choses », mais en même§300 temps, « Il est au-dessus de toutes ses œuvres » 2. Il est « la source§2500 même de toute beauté créée » 3.
IV. « Tu ne te feras aucune image sculptée... »
C’est en se fondant sur le mystère du Verbe incarné que le septième Concile œcuménique, à Nicée (en 787), a justifié, contre les§476 iconoclastes, le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints. En s’incarnant, le Fils de Dieu a inauguré une nouvelle « économie » des images.
Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, « l’honneur rendu à une image remonte au modèle original » a, et « quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte » bcde. L’honneur rendu aux saintes images est une « vénération respectueuse », non une adoration qui ne convient qu’à Dieu seul :
Le culte de la religion ne s’adresse pas aux images en elles-mêmes comme des réalités, mais les regarde sous leur aspect propre d’images qui nous conduisent à Dieu incarné. Or le mouvement qui s’adresse à l’image en tant que telle ne s’arrête pas à elle, mais tend à la réalité dont elle est l’image a.
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