IV. La gravité du péché : péché mortel et véniel
Le péché véniel affaiblit la charité ; il traduit une affection désordonnée pour des biens créés ; il empêche les§1394 progrès de l’âme dans l’exercice des vertus et la pratique du bien moral ; il mérite des peines§1472 temporelles. Le péché véniel délibéré et resté sans repentance nous dispose peu à peu à commettre le péché mortel. Cependant le péché véniel ne rompt pas l’Alliance avec Dieu. Il est humainement réparable avec la grâce de Dieu. « Il ne prive pas de la grâce sanctifiante ou déifiante et de la charité, ni par suite, de la béatitude éternelle » a :
L’homme ne peut, tant qu’il est dans la chair, éviter tout péché, du moins les péchés légers. Mais ces péchés que nous disons légers, ne les tiens pas pour anodins : si tu les tiens pour anodins quand tu les pèses, tremble quand tu les comptes. Nombre d’objets légers font une grande masse ; nombre de gouttes emplissent un fleuve ; nombre de grains font un monceau. Quelle est alors notre espérance ? Avant tout, la confession. a.
« Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis » 1. Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés§2091 et le salut offert par l’Esprit Saint a. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale§1037 et à la perte éternelle.
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