La création est le fondement de « tous les desseins salvifiques de Dieu », « le commencement de l’histoire du salut§288 » a qui culmine dans le Christ§1043. Inversement, le mystère du Christ est la lumière décisive sur le mystère de la création ; il révèle la fin en vue de laquelle, « au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » 1 : dès le commencement, Dieu avait en vue la gloire de la nouvelle création dans le Christ 2.
Romains 8, 23
Et ce n’est pas elle seulement ; nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, attendant l’adoption [ des enfants de Dieu ], la rédemption de notre corps.Lire Romains 8 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (4)
Il donne alors les « arrhes » ou les « prémices » de notre Héritage 1 : la Vie même de la Trinité Sainte qui est d’aimer « comme il nous a aimés » 2. Cet amour 3 est le principe de la vie nouvelle§1822 dans le Christ, rendue possible puisque nous avons « reçu une force, celle de l’Esprit Saint » 4.
Quant au cosmos, la Révélation affirme la profonde communauté de destin du monde matériel et de l’homme :§349
Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu [...] avec l’espérance d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption. [...] Nous le savons en effet, toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement. Et non pas elle seule ; nous-mêmes qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps 1.
Le Nouveau Testament ne contient guère de prières de lamentation, fréquentes dans l’Ancien Testament. Désormais dans le Christ ressuscité la demande de l’Église est portée par l’espérance, même si nous sommes encore dans§2090 l’attente et que nous ayons chaque jour à nous convertir. C’est d’une autre profondeur que jaillit la demande chrétienne, celle que s. Paul appelle le gémissement : celui de la création « en travail d’enfantement » 1, le nôtre aussi « dans l’attente de la rédemption de notre corps, car notre salut est objet d’espérance » 2, enfin « les gémissements ineffables » de l’Esprit Saint lui-même qui « vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier comme il faut » 3.