« O Trinité§758 lumière bienheureuse, O primordiale unité » a ! Dieu est éternelle béatitude, vie immortelle, lumière sans déclin. Dieu est amour : Père, Fils et Esprit§292 Saint§221§850. Librement Dieu veut communiquer la gloire de sa vie bienheureuse. Tel est le « dessein bienveillant » 1 qu’il a conçu dès avant la création du monde en son Fils bien-aimé, « nous prédestinant à l’adoption filiale en celui-ci » 2, c’est-à-dire « à reproduire l’image de Son Fils » 3 grâce à « l’Esprit d’adoption filiale » 4. Ce dessein est une « grâce donnée avant tous les siècles » 5, issue immédiatement de l’amour trinitaire. Il se déploie dans l’œuvre de la création, dans toute l’histoire du salut après la chute, dans les missions du Fils et de l’Esprit, que prolonge la mission de l’Église b.
Romains 8, 15
En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, en qui nous crions : Abba ! Père !Lire Romains 8 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)
Outre son nom propre, qui est le plus employé dans les Actes des apôtres et les Épîtres, on trouve chez saint Paul les appellations : l’Esprit de la promesse 1, l’Esprit d’adoption 2, l’Esprit du Christ 3, l’Esprit du Seigneur 4, l’Esprit de Dieu 5, et chez saint Pierre, l’Esprit de gloire 6.
De ce fait, la Confirmation apporte croissance et approfondissement de la grâce baptismale :
– elle nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire « Abba, Père » 1 ;
– elle nous unit plus fermement au Christ ;
– elle augmente en nous les dons de l’Esprit Saint§1262-1274 ;
– elle rend notre lien avec l’Église plus parfait a ;
– elle nous accorde une force spéciale de l’Esprit Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais§2044 éprouver de la honte à l’égard de la croix bc2 :
– elle nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire « Abba, Père » 1 ;
– elle nous unit plus fermement au Christ ;
– elle augmente en nous les dons de l’Esprit Saint§1262-1274 ;
– elle rend notre lien avec l’Église plus parfait a ;
– elle nous accorde une force spéciale de l’Esprit Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais§2044 éprouver de la honte à l’égard de la croix bc2 :
Rappelle donc que tu as reçu le signe spirituel, l’Esprit de sagesse et d’intelligence, l’Esprit de conseil et de force, l’Esprit de connaissance et de piété, l’Esprit de la sainte crainte, et garde ce que tu as reçu. Dieu le Père t’a marqué de son signe, le Christ Seigneur t’a confirmé et il a mis en ton cœur le gage de l’Esprit d.
La Loi nouvelle est appelée une loi d’amour parce qu’elle fait agir par l’amour qu’infuse l’Esprit Saint plutôt que§782 par la crainte ; une loi de grâce, parce qu’elle confère la force de la grâce pour agir par le moyen de la foi et des sacrements ; une loi de liberté 1 parce qu’elle nous libère des observances rituelles et juridiques de la Loi ancienne, nous incline à agir spontanément sous l’impulsion de la charité, et nous fait enfin passer de la condition§1828 du serviteur « qui ignore ce que fait son Maître » à celle d’ami du Christ, « car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » 2, ou encore à la condition de fils héritier 3.
Notre justification vient de la grâce de Dieu. La grâce est la faveur, le secours gratuit que Dieu nous donne§153 pour répondre à son appel : devenir enfants de Dieu 1, fils adoptifs 2, participants de la divine nature 3, de la vie éternelle 4.
Dans la liturgie romaine, l’assemblée eucharistique est invitée à prier Notre Père§270 avec une audace filiale ; les liturgies orientales utilisent et développent des expressions analogues : « Oser en toute assurance », « Rends-nous dignes de ». Devant le Buisson ardent, il fut dit à Moïse : « N’approche pas. Ote tes sandales » 1. Ce seuil de la Sainteté divine, Jésus seul pouvait le franchir, lui qui, « ayant accompli la purification des péchés » 2, nous introduit devant la Face du Père : « Nous voici, moi et mes enfants que tu m’as donnés » 3 :
La conscience que nous avons de notre situation d’esclaves nous ferait rentrer sous terre, notre condition terrestre se fondrait en poussière, si l’autorité de notre Père lui-même et l’Esprit de son Fils ne nous poussaient à proférer ce cri : ‘Abba, Père !’ 4 [...] Quand la faiblesse d’un mortel oserait-elle appeler Dieu son Père, sinon seulement lorsque l’intime de l’homme est animé par la Puissance d’en haut ? a.