Chapitre 7
3. Chap. vii. — Troisième fruit de la justification. Le chrétien est affranchi de la servitude de la Loi. Le justifié est délié de la Loi par une mort mystique (1-6). Bienfait de cet affranchissement. La Loi, quoique sainte provoque des transgressions (7-13). Impuissance de la Loi dans la lutte de la chair contre l’esprit (14-25).
- 1
Ignorez-vous, mes frères — car je parle à des hommes qui connaissent la Loi, — que l’homme est sous l’empire de la loi aussi longtemps qu’il vit ?
- 2
Ainsi une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.
- 3
Si donc, du vivant de son mari, elle épouse un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si son mari meurt, elle est affranchie de la loi, en sorte qu’elle n’est plus adultère en devenant la femme d’un autre mari.
- 4
Ainsi, mes frères, vous aussi vous êtes morts à la Loi, par le corps de Jésus-Christ, pour que vous soyez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
- 5
Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions qui engendrent les péchés, excitées par la Loi, agissaient dans nos membres, de manière à produire des fruits pour la mort.
- 6
Mais maintenant nous avons été dégagés de la Loi, étant morts à la Loi, sous l’autorité de laquelle nous étions tenus, de sorte que nous servons Dieu dans un esprit nouveau, et non selon une lettre surannée.
- 8
Puis le péché, saisissant l’occasion, a fait naître en moi, par le commandement, toutes sortes de convoitises ; car, sans la Loi, le péché est mort.
- 9
Pour moi, je vivais autrefois sans la Loi ; mais le commandement étant venu, le péché a pris vie,
- 11
Car le péché, saisissant l’occasion qu’offrait le commandement, m’a séduit et par lui m’a donné la mort.
- 13
Une chose bonne a donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché qui m’a donné la mort, afin de se montrer péché en me donnant la mort par le moyen d’une chose bonne, et de se développer à l’excès comme péché par le moyen du commandement.
- 15
Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux, et je fais ce que je hais.
- 17
Mais alors ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.
- 18
Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair ; le vouloir est à ma portée, mais non le pouvoir de l’accomplir.
- 19
Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
- 21
Je trouve donc cette loi en moi : quand je veux faire le bien, le mal est près de moi.
- 24
Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?
- 25
Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur ! Ainsi donc moi-même, par l’esprit, je suis l’esclave de la loi de Dieu, et par la chair l’esclave de la loi du péché.
