Le Royaume appartient aux pauvres et aux petits, c’est-à-dire à ceux qui l’ont accueilli avec un cœur humble. Jésus§709 est envoyé pour « porter la bonne nouvelle aux pauvres » 1. Il les déclare bienheureux car « le Royaume des cieux est à eux » 2 ; c’est aux§2443§2546 « petits » que le Père a daigné révéler ce qui reste caché aux sages et aux habiles 3. Jésus partage la vie des pauvres, de la crèche à la croix ; il connaît la faim 4, la soif 5 et le dénuement 6. Plus encore : il s’identifie aux pauvres de toutes sortes et fait de l’amour actif envers eux la condition de l’entrée dans son Royaume 7.
Matthieu 5, 3
« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !Lire Matthieu 5 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (4)
« Ce Royaume brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ » a. Accueillir la parole de Jésus, c’est§543 « accueillir le Royaume lui-même » b. Le germe et le commencement du Royaume sont le « petit troupeau » 1 de ceux que Jésus est venu convoquer autour de lui et dont il est lui-même le pasteur 2. Ils constituent la vraie famille de Jésus 3. À ceux qu’il a ainsi rassemblés autour de lui, il a enseigné une « manière d’agir » nouvelle, mais aussi une prière propre§1691§2558 4.
« Bienheureux les pauvres en esprit » 1. Les béatitudes révèlent un ordre de félicité et de grâce, de beauté et de paix. Jésus§1716 célèbre la joie des pauvres, à qui est déjà le Royaume 2 :
Le Verbe appelle ‘pauvreté dans l’esprit’ l’humilité volontaire d’un esprit humain et son renoncement ; et l’Apôtre nous donne en exemple la pauvreté de Dieu quand il dit : ‘Il s’est fait pauvre pour nous’ 1 2.
Toutes les Écritures §2541, les Prophètes et les Psaumes) sont accomplies dans le Christ (voir Lc 24:44). L’Évangile est cette « Bonne§102 nouvelle ». Sa première annonce est résumée par saint Matthieu dans le Sermon sur la montagne 1. Or la prière à Notre Père est au centre de cette annonce. C’est dans ce contexte que s’éclaire chaque demande de la prière léguée par le Seigneur :
L’Oraison dominicale est la plus parfaite des prières. [...] En elle non seulement nous demandons tout ce que nous pouvons désirer avec rectitude, mais encore selon l’ordre où il convient de le désirer. De sorte que cette prière non seulement nous enseigne à demander, mais elle forme aussi toute notre affectivité (saint Thomas d’Aquin, summa theologiæ 2-2, 83, 9).
