Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

Luc 1, 28

L’ange étant entré où elle était, lui dit : « Je te salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes. »
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (7)

Pour être la Mère du Sauveur, Marie « fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d’une si grande tâche » a. L’ange Gabriel, au moment de l’Annonciation la salue comme « pleine de grâce§2676§2853§2001 » 1. En effet, pour pouvoir donner l’assentiment libre de sa foi à l’annonce de sa vocation, il fallait qu’elle soit toute portée par la grâce de Dieu.
Au long des siècles l’Église a pris conscience que Marie, « comblée de grâce » par Dieu 1, avait été rachetée§411 dès sa conception. C’est ce que confesse le dogme de l’Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX :
La bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel 1.
À l’annonce qu’elle enfantera « le Fils du Très Haut » sans connaître d’homme, par la vertu de l’Esprit Saint 1, Marie§2617§148 a répondu par « l’obéissance de la foi » 2, certaine que « rien n’est impossible à Dieu » : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole » 3. Ainsi, donnant à la parole de Dieu son consentement, Marie devint Mère§726 de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre§968 de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la Rédemption a :
Comme dit saint Irénée, « par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut » 1. Aussi, avec lui, bon nombre d’anciens Pères disent : « Le nœud dû à la désobéissance d’Ève, s’est dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait noué par son incrédulité, la Vierge Marie l’a dénoué par sa foi » 2 ; comparant Marie avec Ève, ils appellent Marie « la Mère des vivants » et déclarent souvent : « par Ève la mort, par Marie la vie » 3.
Les récits évangéliques 1 comprennent la conception virginale comme une œuvre divine qui dépasse toute compréhension et toute possibilité humaines 2 : « Ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint », dit l’ange à Joseph au sujet de Marie, sa fiancée 3. L’Église y voit l’accomplissement de la promesse divine donnée par le prophète Isaïe : « Voici que la vierge concevra et enfantera un fils » 4.
Contre toute espérance humaine, Dieu promet à Abraham une descendance, comme fruit de la foi et de la puissance de l’Esprit§60 Saint 1. En elle seront bénies toutes les nations de la terre 2. Cette descendance sera le Christ 3 en qui l’effusion de l’Esprit Saint fera « l’unité des enfants de Dieu dispersés » 4. En s’engageant par serment 5, Dieu s’engage déjà au don de son Fils Bien-aimé 6 et au don de « l’Esprit de la Promesse [...] qui [...] prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis » 7.
En Marie, l’Esprit Saint réalise le dessein bienveillant du Père. C’est par l’Esprit Saint que la Vierge conçoit et enfante le Fils de Dieu. Sa virginité devient fécondité unique par la puissance de l’Esprit et de la foi§485§506 1.
Ayant cru en Dieu 1, marchant en sa présence et en alliance avec lui 2, le patriarche est prêt à accueillir sous sa tente son Hôte mystérieux : c’est l’admirable hospitalité de Mambré, prélude à l’Annonciation du vrai§494 Fils de la promesse 3. Dès lors, Dieu lui ayant confié son Dessein, le cœur d’Abraham est accordé à la compassion de son Seigneur pour les§2685 hommes et il ose intercéder pour eux avec une confiance audacieuse 4.