Jésus est le Fils unique de Marie. Mais la maternité spirituelle de Marie 1 s’étend à tous les hommes qu’il est venu§969 sauver : « Elle engendra son Fils, dont Dieu a fait ‘l’aîné d’une multitude de frères’ 2, c’est-à-dire de croyants, à la naissance et à l’éducation desquels elle apporte la coopération§970 de son amour maternel » a.
Jean 19, 27
Ensuite il dit au disciple : « Voilà ta mère. » Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.Lire Jean 19 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)
Au terme de cette mission de l’Esprit, Marie devient la « Femme », nouvelle Ève « mère des vivants§494§2618 », Mère du « Christ total » 1. C’est comme telle qu’elle est présente avec les Douze, « d’un même cœur, assidus à la prière » 2, à l’aube des « derniers temps » que l’Esprit va inaugurer le matin de la Pentecôte avec la manifestation de l’Église.
Le rôle de Marie§534 envers l’Église est inséparable de son union au Christ§618, elle en découle directement. « Cette union de Marie avec son Fils dans l’œuvre du salut est manifeste dès l’heure de la conception virginale du Christ, jusqu’à sa mort » a. Elle est particulièrement manifeste à l’heure de sa passion :
La bienheureuse Vierge avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la Croix où, non sans un dessein divin, elle était debout, souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la Croix, donnée comme sa Mère au disciple par ces mots : « Femme, voici ton fils » 1 b.
Quand l’Heure est venue où Il accomplit le Dessein d’amour du Père, Jésus laisse entrevoir la profondeur insondable de sa prière filiale, non seulement avant de se livrer librement 1, mais jusque dans ses dernières paroles§614 sur la Croix, là où prier et se donner ne font qu’un : « Mon Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » 2 ; « En vérité, je te le dis, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis » 3 ; « Femme, voici ton fils » – « Voici ta mère » 4 ; « J’ai soif ! » 5 ; « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » 6 ; « Tout est achevé » 7 ; « Père, je remets mon esprit entre tes mains » 8, jusqu’à ce « grand cri » où il expire en livrant l’esprit 9.
L’Évangile nous révèle comment Marie prie et intercède dans la foi : à Cana 1 la mère de Jésus prie son fils§2674 pour les besoins d’un repas de noces, signe d’un autre Repas, celui des noces de l’Agneau donnant son Corps et son Sang à la demande de l’Église, son Epouse. Et c’est à l’heure de la nouvelle Alliance, au pied de la Croix 2, que Marie est exaucée§726 comme la Femme, la nouvelle Ève, la véritable « mère des vivants ».
Marie est l’Orante parfaite, figure de l’Église. Quand nous la prions, nous adhérons avec elle au Dessein du Père, qui§967 envoie son Fils pour sauver tous les hommes. Comme le disciple bien-aimé, nous accueillons chez nous 1 la Mère de Jésus, devenue la mère de tous les vivants. Nous pouvons prier avec elle et la prier. La prière de l’Église est comme portée par la prière de Marie. Elle lui est unie dans l’espérance§972 a.