En épousant dans son cœur humain l’amour du Père pour les hommes, Jésus « les a aimés jusqu’à la fin » 1 « car§478 il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » 2. Ainsi dans la souffrance et dans la mort, son humanité est§515 devenue l’instrument libre et parfait de son amour divin qui veut le salut§272§539 des hommes 3. En effet, il a librement accepté sa passion et sa mort par amour de son Père et des hommes que Celui-ci veut sauver : « Personne ne m’enlève la vie, mais je la donne de moi-même » 4. D’où la souveraine liberté du Fils de Dieu quand il va lui-même vers la mort 5.
Hébreux 5, 8
a appris, tout Fils qu’il est, par ses propres souffrances, ce que c’est qu’obéir ;Lire Hébreux 5 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)
La coupe de la Nouvelle Alliance, que Jésus a anticipée à la Cène en s’offrant lui-même 1, il l’accepte ensuite des mains du Père dans son agonie à Gethsémani 2 en se faisant « obéissant jusqu’à la mort » 3. Jésus§532§2600 prie : « Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi... » 4. Il exprime ainsi l’horreur que représente la mort pour sa nature humaine. En effet celle-ci, comme la nôtre, est destinée à la vie éternelle ; en plus, à la différence de la nôtre, elle est parfaitement exempte du péché 5 qui cause la mort 6 ; mais surtout elle est assumée par la personne divine du « Prince de la Vie » 7, du « Vivant » 8. En acceptant dans sa volonté humaine que la volonté du Père soit faite 9, il accepte sa mort§1009 en tant que rédemptrice pour « porter lui-même nos fautes dans son corps sur le bois » 10.
La mort est transformée par le Christ. Jésus, le Fils de Dieu, a souffert lui aussi la mort, propre de la condition humaine. Mais§612, malgré son effroi face à elle 1, il l’assuma dans un acte de soumission totale et libre à la volonté de son Père. L’obéissance de Jésus a transformé la malédiction de la mort en bénédiction 2.
« Tout en n’ayant pas charge suprême du pontificat et tout en dépendant des évêques dans l’exercice de leur pouvoir, les prêtres leur sont cependant unis dans la dignité sacerdotale ; et par la vertu du sacrement de l’Ordre, à l’image du Christ prêtre suprême et éternel 1 ils sont consacrés pour prêcher l’Évangile, pour être les pasteurs des fidèles et pour célébrer le culte divin en vrais prêtres du Nouveau Testament§611 » a.
Toutes les détresses de l’humanité de tous les temps, esclave du péché et de la mort, toutes les demandes et les intercessions§403 de l’histoire du salut sont recueillies dans ce Cri du Verbe incarné. Voici que le Père les accueille et, au delà de toute espérance, les exauce en ressuscitant§653 son Fils. Ainsi s’accomplit et se consomme le drame de la prière dans l’Économie de la création et du salut. Le psautier nous en livre la clef dans le Christ§2587. C’est dans l’Aujourd’hui de la Résurrection que le Père dit : « Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui je t’ai engendré. Demande, et je te donne les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre ! » 1.
L’Epître aux Hébreux exprime en des termes dramatiques comment la prière de Jésus opère la victoire du salut : « C’est Lui qui aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété, tout Fils qu’il était, il apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel » 3.
Jésus, « tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance » 1. À combien plus forte raison, nous, créatures et pécheurs, devenus en lui enfants d’adoption. Nous demandons à notre§615 Père d’unir notre volonté à celle de son Fils pour accomplir sa Volonté, son Dessein de salut pour la vie du monde. Nous en sommes radicalement impuissants, mais unis à Jésus et avec la puissance de son Esprit Saint, nous pouvons lui remettre notre volonté et décider de choisir ce que son Fils a toujours choisi : faire ce qui plaît au Père 2 :
En adhérant au Christ, nous pouvons devenir un seul esprit avec lui, et par là accomplir sa volonté ; de la sorte, elle sera parfaite sur la terre comme au ciel a.
Considérez comment Jésus-Christ nous apprend à être humbles, en nous faisant voir que notre vertu ne dépend pas de notre seul travail mais de la grâce de Dieu. Il ordonne ici à chaque fidèle qui prie de le faire universellement pour toute la terre. Car il ne dit pas ‘Que ta volonté soit faite’ en moi ou en vous, ‘mais sur toute la terre’ : afin que l’erreur en soit bannie, que la vérité y règne, que le vice y soit détruit, que la vertu y refleurisse, et que la terre ne soit plus différente du ciel b.
Considérez comment Jésus-Christ nous apprend à être humbles, en nous faisant voir que notre vertu ne dépend pas de notre seul travail mais de la grâce de Dieu. Il ordonne ici à chaque fidèle qui prie de le faire universellement pour toute la terre. Car il ne dit pas ‘Que ta volonté soit faite’ en moi ou en vous, ‘mais sur toute la terre’ : afin que l’erreur en soit bannie, que la vérité y règne, que le vice y soit détruit, que la vertu y refleurisse, et que la terre ne soit plus différente du ciel b.