La tentation de Jésus manifeste la manière qu’a le Fils de Dieu d’être Messie, à l’opposé de celle que lui propose§2119 Satan et que les hommes 1 désirent lui attribuer. C’est pourquoi le Christ a vaincu le Tentateur§519§2849 pour nous : « Car nous n’avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d’une manière semblable, à l’exception du péché » 2. L’Église s’unit chaque année par les quarante jours du Grand Carême au mystère de Jésus au désert.
Hébreux 4, 15
Car nous n’avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos infirmités ; pour nous ressembler, il les a toutes éprouvées hormis le péché.Lire Hébreux 4 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (5)
En épousant dans son cœur humain l’amour du Père pour les hommes, Jésus « les a aimés jusqu’à la fin » 1 « car§478 il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » 2. Ainsi dans la souffrance et dans la mort, son humanité est§515 devenue l’instrument libre et parfait de son amour divin qui veut le salut§272§539 des hommes 3. En effet, il a librement accepté sa passion et sa mort par amour de son Père et des hommes que Celui-ci veut sauver : « Personne ne m’enlève la vie, mais je la donne de moi-même » 4. D’où la souveraine liberté du Fils de Dieu quand il va lui-même vers la mort 5.
La coupe de la Nouvelle Alliance, que Jésus a anticipée à la Cène en s’offrant lui-même 1, il l’accepte ensuite des mains du Père dans son agonie à Gethsémani 2 en se faisant « obéissant jusqu’à la mort » 3. Jésus§532§2600 prie : « Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi... » 4. Il exprime ainsi l’horreur que représente la mort pour sa nature humaine. En effet celle-ci, comme la nôtre, est destinée à la vie éternelle ; en plus, à la différence de la nôtre, elle est parfaitement exempte du péché 5 qui cause la mort 6 ; mais surtout elle est assumée par la personne divine du « Prince de la Vie » 7, du « Vivant » 8. En acceptant dans sa volonté humaine que la volonté du Père soit faite 9, il accepte sa mort§1009 en tant que rédemptrice pour « porter lui-même nos fautes dans son corps sur le bois » 10.
L’Apocalypse de saint Jean, lue dans la liturgie de l’Église, nous révèle d’abord « dans le ciel un trône dressé, et siégeant sur le trône, Quelqu’un » 1 : « le Seigneur Dieu » 2. Puis l’Agneau, « immolé et debout » 3 : le Christ crucifié et ressuscité, l’unique Grand Prêtre§662 du véritable sanctuaire 4, le même « qui offre et qui est offert, qui donne et qui est donné » a. Enfin, « le fleuve de Vie qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau » 5, l’un des plus beaux symboles du Saint-Esprit 6.
Jésus se retire souvent à l’écart, dans la solitude, sur la montagne, de préférence de nuit, pour prier 1. Il porte les§616 hommes dans sa prière, puisque aussi bien il assume l’humanité en son Incarnation, et il les offre au Père en s’offrant lui-même. Lui, le Verbe qui a « assumé la chair », participe dans sa prière humaine à tout ce que vivent « ses frères » 2 ; il compatit à leurs faiblesses pour les en délivrer 3. C’est pour cela que le Père l’a envoyé. Ses paroles et ses œuvres apparaissent alors comme la manifestation visible de sa prière « dans le secret ».
