Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

Chapitre 4

  1. 1

    Craignons donc, tandis que la promesse « d’entrer dans son repos » est encore en vigueur, qu’aucun de vous en vienne à être frustré.

  2. 2

    Car le joyeux message nous a été adressé aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit à rien, n’étant pas alliée à la foi chez ceux qui l’entendirent.

  3. 3

    Au contraire nous entrerons dans le repos, nous les croyants, selon ce qu’il a dit : « J’ai juré dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos ! » Il parle ainsi, quoique ses œuvres eussent été achevées, depuis le commencement du monde.

  4. 4

    Car il est dit quelque part au sujet du septième jour : « Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour » ;

  5. 5

    et ici de nouveau : « Ils n’entreront pas dans mon repos ! »

  6. 6

    Puis donc que quelques-uns doivent y entrer, et que ceux qui reçurent d’abord la promesse n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,

  7. 7

    Dieu fixe de nouveau un jour qu’il appelle « aujourd’hui », en disant dans David si longtemps après, comme on l’a vu plus haut : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »

  8. 8

    Car si Josué les eût introduits dans « le repos », David ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

  9. 9

    Il reste donc un jour de repos réservé au peuple de Dieu.

  10. 10

    En effet celui qui entre « dans le repos de Dieu » se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

  11. 11

    Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin qu’aucun ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

  12. 12

    Car elle est vivante la parole de Dieu ; elle est efficace, plus acérée qu’aucune épée à deux tranchants ; si pénétrante qu’elle va jusqu’à séparer l’âme et l’esprit, les jointures et les moelles ; elle démêle les sentiments et les pensées du cœur.

  13. 13

    Aussi nulle créature n’est cachée devant Dieu, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

  14. SECTION 2 [IV, 14 — 10, 18.] Supériorité du Sacerdoce du Nouveau Testament sur celui de l’Ancien.

  15. 1. Chap. 4, 14 — 5, 10 : Preuve de cette affirmation. — Courte introduction (14-16). Les deux conditions requises dans le grand prêtre : la vocation divine, la similitude de nature (v, 1-4). Elles sont réalisées en Jésus-Christ (5-10).

  16. 14

    Ainsi, puisque nous avons en Jésus, le Fils de Dieu, un grand prêtre excellent qui a pénétré les cieux, demeurons fermes dans la profession de notre foi.

  17. 15

    Car nous n’avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos infirmités ; pour nous ressembler, il les a toutes éprouvées hormis le péché.

  18. 16

    Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus en temps opportun.