C’est dans l’Église que le Christ accomplit et révèle son propre mystère comme le but§518 du dessein de Dieu : « récapituler tout en Lui » 1. Saint Paul appelle « grand mystère » 2 l’union sponsale du Christ et de l’Église§796. Parce qu’elle est unie au Christ comme à son Époux 3, l’Église devient elle-même à son tour mystère 4. Contemplant en elle le mystère, saint Paul s’écrit : « Le Christ en vous, l’espérance de la gloire » 5.
Éphésiens 5, 32
Ce mystère est grand ; je veux dire, par rapport au Christ et à l’Église.Lire Éphésiens 5 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)
L’unité du Christ et de l’Église, Tête et membres du Corps, implique aussi la distinction des deux dans une relation personnelle. Cet aspect est souvent exprimé par l’image de l’époux et de l’épouse. Le thème§757 du Christ Époux de l’Église a été préparé par les prophètes§219 et annoncé par Jean-Baptiste 1. Le Seigneur s’est lui-même désigné comme « l’Époux » 2. L’apôtre présente l’Église et chaque fidèle, membre de son Corps§772, comme une Épouse « fiancée » au Christ Seigneur, pour n’être avec Lui§1602 qu’un seul Esprit 3. Elle est l’Épouse immaculée de l’Agneau immaculé 4 que le Christ a aimée, pour laquelle Il s’est livré « afin de la sanctifier » 5, qu’Il s’est associée par§1616 une alliance éternelle, et dont Il ne cesse de prendre soin comme de son propre Corps 6 :
Voilà le Christ total, Tête et Corps, un seul formé de beaucoup. [...] Que ce soit la Tête qui parle, que ce soit les membres, c’est le Christ qui parle. Il parle en tenant le rôle de la Tête (ex persona capitis) ou bien en tenant le rôle du Corps (ex persona corporis). Selon ce qui est écrit : « Ils seront deux en une seule chair. C’est là un grand mystère, je veux dire en rapport avec le Christ et l’Église » 12. Et le Seigneur lui-même dans l’Évangile : « Non plus deux, mais une seule chair » 13a. Comme vous l’avez vu, il y a bien en fait deux personnes différentes, et cependant, elles ne font qu’un dans l’étreinte conjugale. [...] En tant que Tête il se dit « Époux », en tant que Corps il se dit « Épouse » .
L’Écriture Sainte s’ouvre sur la création de l’homme et de la femme à l’image et à la ressemblance de Dieu 1 et s’achève sur la vision§369§796 des « noces de l’Agneau » 2. D’un bout à l’autre l’Écriture parle du mariage et de son « mystère », de son institution et du sens que Dieu lui a donné, de son origine et de sa fin, de ses réalisations diverses tout au long de l’histoire du salut, de ses difficultés issues du péché et de son renouvellement « dans le Seigneur » 3, dans l’Alliance nouvelle du Christ et de l’Église 4.
C’est ce que l’Apôtre Paul fait saisir en disant : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église ; il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier » 1, en ajoutant aussitôt : « ’Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair’ : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » 2.
Les diverses liturgies sont riches en prières de bénédiction et d’épiclèse demandant à Dieu sa grâce et la bénédiction sur le nouveau couple, spécialement sur l’épouse. Dans l’épiclèse de ce sacrement les§736 époux reçoivent l’Esprit Saint comme Communion d’amour du Christ et de l’Église 1. C’est Lui le sceau de leur alliance, la source toujours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité.
Saint Paul dit : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église... Ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » 1.