Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

Éphésiens 5, 26

afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée dans l’eau baptismale, avec la parole,
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)

Le Baptême, dont le signe originel et plénier est l’immersion, signifie efficacement la descente au tombeau du chrétien qui meurt§537 au péché avec le Christ en vue d’une vie nouvelle : « Nous avons§1215 été ensevelis avec le Christ par le Baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 1.
C’est dans l’Église que le Christ accomplit et révèle son propre mystère comme le but§518 du dessein de Dieu : « récapituler tout en Lui » 1. Saint Paul appelle « grand mystère » 2 l’union sponsale du Christ et de l’Église§796. Parce qu’elle est unie au Christ comme à son Époux 3, l’Église devient elle-même à son tour mystère 4. Contemplant en elle le mystère, saint Paul s’écrit : « Le Christ en vous, l’espérance de la gloire » 5.
L’unité du Christ et de l’Église, Tête et membres du Corps, implique aussi la distinction des deux dans une relation personnelle. Cet aspect est souvent exprimé par l’image de l’époux et de l’épouse. Le thème§757 du Christ Époux de l’Église a été préparé par les prophètes§219 et annoncé par Jean-Baptiste 1. Le Seigneur s’est lui-même désigné comme « l’Époux » 2. L’apôtre présente l’Église et chaque fidèle, membre de son Corps§772, comme une Épouse « fiancée » au Christ Seigneur, pour n’être avec Lui§1602 qu’un seul Esprit 3. Elle est l’Épouse immaculée de l’Agneau immaculé 4 que le Christ a aimée, pour laquelle Il s’est livré « afin de la sanctifier » 5, qu’Il s’est associée par§1616 une alliance éternelle, et dont Il ne cesse de prendre soin comme de son propre Corps 6 :
Voilà le Christ total, Tête et Corps, un seul formé de beaucoup. [...] Que ce soit la Tête qui parle, que ce soit les membres, c’est le Christ qui parle. Il parle en tenant le rôle de la Tête (ex persona capitis) ou bien en tenant le rôle du Corps (ex persona corporis). Selon ce qui est écrit : « Ils seront deux en une seule chair. C’est là un grand mystère, je veux dire en rapport avec le Christ et l’Église » 1. Et le Seigneur lui-même dans l’Évangile : « Non plus deux, mais une seule chair » 234. Comme vous l’avez vu, il y a bien en fait deux personnes différentes, et cependant, elles ne font qu’un dans l’étreinte conjugale. [...] En tant que Tête il se dit « Époux », en tant que Corps il se dit « Épouse » 56.
Le Baptême est donc un bain d’eau en lequel « la semence incorruptible » de la Parole de Dieu produit son effet vivificateur 1. Saint Augustin dira du Baptême : « La parole rejoint l’élément matériel et cela devient un sacrement » a.
C’est ce que l’Apôtre Paul fait saisir en disant : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église ; il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier » 1, en ajoutant aussitôt : « ’Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair’ : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » 2.
Toute la vie chrétienne porte la marque de l’amour sponsal du Christ et de l’Église. Déjà le Baptême, entrée dans le peuple§796 de Dieu, est un mystère nuptial : il est, pour ainsi dire, le bain de noces 1 qui précède le repas de noces, l’Eucharistie. Le Mariage chrétien devient à son tour signe efficace, sacrement de l’alliance du Christ et de l’Église. Puisqu’il en signifie et communique la grâce, le mariage entre baptisés est un vrai sacrement de la Nouvelle Alliance ab.