Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

III. Jésus et la foi d’Israël au Dieu Unique et Sauveur

Si la Loi et le Temple de Jérusalem ont pu être occasion de « contradiction » 1 de la part de Jésus pour les autorités religieuses d’Israël, c’est son rôle dans la rédemption des péchés, œuvre divine par excellence, qui a été pour elles la véritable pierre d’achoppement 2.
Jésus a scandalisé les Pharisiens en mangeant avec les publicains et les pécheurs 1 aussi familièrement qu’avec eux-mêmes 2. Contre ceux d’entre eux « qui se flattaient d’être des justes et n’avaient que mépris pour les autres » 3, Jésus a affirmé : « Je ne suis pas venu appeler§545 les justes, mais les pécheurs au repentir » 4. Il est allé plus loin en proclamant face aux Pharisiens que, le péché étant universel 5, ceux qui prétendent ne pas avoir besoin de salut s’aveuglent sur eux-mêmes 6.
Jésus a surtout scandalisé parce qu’Il a identifié sa conduite miséricordieuse envers les pécheurs avec l’attitude de Dieu Lui-même à leur égard 1. Il est allé jusqu’à laisser entendre qu’en partageant la table des pécheurs 2, Il les admettait au banquet messianique 3. Mais c’est tout particulièrement en pardonnant les péchés que Jésus a mis les autorités religieuses d’Israël devant un dilemme. Ne diraient-elles pas avec justesse dans§431§1441 leur effroi : « Dieu seul peut pardonner les péchés » 4 ? En pardonnant les péchés, ou bien Jésus blasphème car c’est un homme qui se fait l’égal de Dieu 5, ou bien Il dit vrai et sa personne rend présent et révèle le nom§432 de Dieu 6.
Seule l’identité divine de la personne de Jésus peut justifier une exigence aussi absolue que celle-ci : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » 1 ; de même quand Il dit qu’il y a en Lui « plus que Jonas, [...] plus que Salomon » 2, « plus que le Temple » 3 ; quand Il rappelle à son sujet que David a appelé le Messie son Seigneur 4, quand Il affirme : « Avant qu’Abraham fut, Je Suis » 5 ; et même : « Le Père et moi nous§253 sommes un » 6.
Jésus a demandé aux autorités religieuses de Jérusalem de croire en Lui à cause des œuvres de son Père qu’Il accomplit 1. Mais un tel acte de foi devait passer par une mystérieuse mort à soi§526-même pour une nouvelle « naissance d’en haut » 2 dans l’attirance de la grâce divine 3. Une telle exigence de conversion face à un accomplissement si surprenant des promesses 4 permet de comprendre la tragique méprise du Sanhédrin estimant que Jésus§574 méritait la mort comme blasphémateur 5. Ses membres agissaient ainsi à la fois par ignorance 6 et par l’endurcissement 7 de l’incrédulité 8.

Lire la rubrique complète : III. Jésus et la foi d’Israël au Dieu Unique et Sauveur →