Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique
Dès les débuts du ministère public de Jésus§591, des Pharisiens et des partisans d’Hérode, avec des prêtres et des scribes§530, se sont mis d’accord pour le perdre 1. Par certains de ses actes 2 Jésus a semblé à certains, mal intentionnés, suspect de possession 3. On l’accuse de blasphème 4 et de faux prophétisme 5, crimes religieux que la Loi châtiait par la peine de mort sous forme de lapidation 6.
Bien des actes et des paroles de Jésus ont donc été un « signe de contradiction » 1 pour les autorités religieuses de Jérusalem, celles que l’Évangile de saint Jean appelle souvent « les Juifs » 2, plus encore que pour le commun du Peuple de Dieu 3. Certes, ses rapports avec les Pharisiens ne furent pas uniquement polémiques. Ce sont des Pharisiens qui le préviennent du danger qu’il court 4. Jésus loue certains d’entre eux comme le scribe de Mc 12, 34 et il mange à plusieurs reprises chez des Pharisiens 5. Jésus confirme des doctrines partagées par cette élite religieuse du Peuple de Dieu : la résurrection§993 des morts 6, les formes de piété 7 et l’habitude de s’adresser à Dieu comme Père, le caractère central du commandement de l’amour de Dieu et du prochain 8.
Aux yeux de beaucoup en Israël, Jésus semble agir contre les institutions essentielles du Peuple élu :
– La soumission à la Loi dans l’intégralité de ses préceptes écrits et, pour les Pharisiens, dans l’interprétation de la tradition orale.
– La centralité du Temple de Jérusalem comme lieu saint où Dieu habite d’une manière privilégiée.
– La foi dans le Dieu unique dont aucun homme ne peut partager la gloire.

Lire l'article complet : « Jésus-Christ a souffert sous ponce pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli » →