IV. L’homme au Paradis
L’Église, en interprétant de manière authentique le symbolisme du langage biblique à la lumière du Nouveau Testament et de la Tradition, enseigne que nos premiers parents Adam et Ève ont été constitué dans un état « de sainteté et de justice originelle » a. Cette grâce§1997 de la sainteté originelle était une « participation à la vie divine » b.
Par le rayonnement de cette grâce toutes les dimensions de la vie de l’homme étaient confortées. Tant qu’il demeurait dans l’intimité divine, l’homme ne devait ni mourir 1, ni souffrir 2. L’harmonie intérieure de la personne§1008§1502 humaine, l’harmonie entre l’homme et la femme 3, enfin l’harmonie entre le premier couple et toute la création constituait l’état appelé « justice originelle ».
La « maîtrise » du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son§2514 être, parce que libre de la triple concupiscence 1 qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison.
