En communion avec la Sainte Mère de Dieu
Depuis le consentement apporté dans la foi à l’Annonciation et maintenu sans hésitation sous la croix, la maternité de Marie§494 s’étend désormais aux frères et aux sœurs de son Fils « qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers et aux misères » a. Jésus, l’unique Médiateur, est le Chemin de notre prière ; Marie, sa Mère et notre Mère, lui est toute transparente : elle « montre le Chemin » (Hodoghitria), elle en est « le Signe », selon l’iconographie traditionnelle en Orient et en Occident.
C’est à partir de cette coopération singulière de Marie à l’action de l’Esprit Saint que les Églises ont développé§970 la prière à la sainte Mère de Dieu, en la centrant sur la Personne du Christ manifestée dans§512 ses mystères. Dans les innombrables hymnes et antiennes qui expriment cette prière, deux mouvements alternent habituellement : l’un « magnifie » le Seigneur pour les§2619 « grandes choses » qu’il a faites pour son humble servante, et par elle, pour tous les humains 1 ; l’autre confie à la Mère de Jésus les supplications et les louanges des enfants de Dieu, puisqu’elle connaît maintenant l’humanité qui en elle est épousée par le Fils de Dieu.
« Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous... » Avec Elisabeth nous nous émerveillons : « Comment m’est-il donné§1020 que vienne§495 à moi la mère de mon Seigneur ? » 1. Parce qu’elle nous donne Jésus son fils, Marie est la mère de Dieu et notre mère ; nous pouvons lui confier tous nos soucis et nos demandes : elle prie pour nous comme elle a prié pour elle-même : « Qu’il me soit fait selon ta parole » 2. En nous confiant à sa prière nous nous abandonnons avec elle à la volonté de Dieu : « Que ta volonté soit faite ».
La piété médiévale de l’Occident a développé la prière du Rosaire, en substitut populaire de la Prière des Heures. En Orient, la forme§971§1674 litanique de l’Acathiste et de la Paraclisis est restée plus proche de l’office choral dans les Églises byzantines, tandis que les traditions arménienne, copte et syriaque, ont préféré les hymnes et les cantiques populaires à la Mère de Dieu. Mais dans l’Ave Maria, les théotokia, les hymnes de saint Ephrem ou de saint Grégoire de Narek, la tradition de la prière est ici fondamentalement la même.
Marie est l’Orante parfaite, figure de l’Église. Quand nous la prions, nous adhérons avec elle au Dessein du Père, qui§967 envoie son Fils pour sauver tous les hommes. Comme le disciple bien-aimé, nous accueillons chez nous 1 la Mère de Jésus, devenue la mère de tous les vivants. Nous pouvons prier avec elle et la prier. La prière de l’Église est comme portée par la prière de Marie. Elle lui est unie dans l’espérance§972 a.
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