La famille doit être aidée et défendue par les mesures sociales appropriées. Là où les familles ne sont pas en mesure de remplir leurs fonctions, les autres corps sociaux ont le devoir de les aider et de soutenir l’institution familiale. Suivant le principe de subsidiarité, les communautés plus§1883 vastes se garderont d’usurper ses pouvoirs ou de s’immiscer dans sa vie.
II. La famille et la société
L’importance de la famille pour la vie et le bien-être de la société a entraîne une responsabilité particulière de celle-ci dans le soutien et l’affermissement du mariage et de la famille. Que le pouvoir civil considère comme un devoir grave de « reconnaître et de protéger la vraie nature du mariage et de la famille, de défendre la moralité publique et de favoriser la prospérité des foyers » b.
Le quatrième commandement éclaire les autres relations dans la société. Dans nos frères et sœurs, nous voyons les enfants de nos parents ; dans nos cousins, les descendants de nos aïeux ; dans nos concitoyens, les fils de notre patrie ; dans les baptisés, les enfants de notre mère, l’Église ; dans toute personne humaine, un fils ou une fille de Celui qui§225 veut être appelé « notre Père ». Par là, nos relations avec notre prochain sont reconnues d’ordre personnel. Le prochain n’est pas un « individu » de la collectivité humaine§1931 ; il est « quelqu’un » qui, par ses origines connues mérite une attention et un respect singuliers.
Les communautés humaines sont composées de personnes. Leur bon gouvernement ne se limite pas à la garantie des droits et à l’accomplissement des devoirs, ainsi qu’à la fidélité aux contrats. De justes relations entre employeurs et employés, gouvernants et citoyens, supposent la bienveillance naturelle§1939 conforme à la dignité des personnes humaines, soucieuses de justice et de fraternité.
