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L’Eucharistie dominicale

La célébration dominicale du Jour et de l’Eucharistie du Seigneur est au cœur§2043 de la vie de l’Église. « Le dimanche, où, de par la tradition§1167 apostolique, est célébré le mystère pascal, doit être observé dans l’Église tout entière comme le principal jour de fête de précepte » a.
Cette pratique de l’assemblée chrétienne date des débuts de l’âge apostolique 1. L’épître aux Hébreux rappelle : « Ne désertez§1343 pas votre propre assemblée comme quelques-uns ont coutume de le faire ; mais encouragez-vous mutuellement » 2.
La tradition garde le souvenir d’une exhortation toujours actuelle : « Venir tôt à l’Église, s’approcher du Seigneur et confesser ses péchés, se repentir dans la prière. [...] Assister à la sainte et divine liturgie, finir sa prière et ne point partir avant le renvoi. [...] Nous l’avons souvent dit : ce jour vous est donné pour la prière et le repos. Il est le Jour que le Seigneur a fait. En lui exultons et réjouissons-nous » 12.
« La paroisse est une communauté§2691§2226 précise de fidèles qui est constituée d’une manière stable dans une Église particulière, et dont la charge pastorale est confiée au curé, comme à son pasteur propre, sous l’autorité de l’évêque§1567 diocésain » a. Elle est le lieu où tous les fidèles peuvent être rassemblés par la célébration dominicale de l’Eucharistie. La paroisse initie le peuple chrétien à l’expression ordinaire de la vie liturgique, elle le rassemble dans cette célébration ; elle enseigne la doctrine salvifique du Christ ; elle pratique la charité du Seigneur dans des œuvres bonnes et fraternelles :
Tu ne peux pas prier à la maison comme à l’Église, où il y a le grand nombre, où le cri est lancé à Dieu d’un seul cœur. Il y a là quelque chose de plus, l’union des esprits, l’accord des âmes, le lien de la charité, les prières des prêtres a.
Le commandement de l’Église détermine et précise la loi du Seigneur : « Le dimanche et les autres jours de fête de précepte§2042, les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Messe » a. « Satisfait au précepte de participation§1389 à la Messe, qui assiste à la Messe célébrée selon le rite catholique le jour de fête lui-même ou le soir du jour précédent » b.
L’Eucharistie du dimanche fonde et sanctionne toute la pratique chrétienne. C’est pourquoi les fidèles sont obligés de participer à l’Eucharistie les jours de précepte, à moins d’en être excusés pour une raison sérieuse (par exemple la maladie, le soin des nourrissons) ou dispensés par leur pasteur propre (voir CIC, can. 1245). Ceux qui délibérément manquent à cette obligation commettent un péché grave.
La participation à la célébration commune de l’Eucharistie dominicale est un témoignage d’appartenance et de fidélité au Christ et à son§815 Église. Les fidèles attestent par là leur communion dans la foi et la charité. Ils témoignent ensemble de la sainteté de Dieu et de leur espérance du Salut. Ils se réconfortent mutuellement sous la guidance de l’Esprit Saint.
« Si, faute de ministres sacrés, ou pour toute autre cause grave, la participation à la célébration eucharistique est impossible, il est vivement recommandé que les fidèles participent à la liturgie de la Parole s’il y en a une, dans l’église paroissiale ou dans un autre lieu sacré, célébrée selon les dispositions prises par l’évêque diocésain, ou bien s’adonnent à la prière durant un temps convenable, seuls ou en famille, ou, selon l’occasion, en groupe de familles » a.
Comme Dieu « se reposa le septième jour après tout le travail qu’il avait fait » 1, la vie humaine est rythmée par§2172 le travail et le repos. L’institution du Jour du Seigneur contribue à ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse a.
Pendant le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités§2428 qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des œuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps a. Les nécessités familiales ou une grande utilité sociale constituent des excuses légitimes vis-à-vis du précepte du repos dominical. Les fidèles veilleront à ce que de légitimes excuses n’introduisent pas des habitudes préjudiciables à la religion, à la vie de famille et à la santé.
L’amour de la vérité cherche le saint loisir, la nécessité de l’amour accueille le juste travail a.

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