IV. le jugement erroné
Cette ignorance peut souvent être imputée à la responsabilité personnelle. Il en va ainsi, « lorsque l’homme se soucie peu de rechercher§1704 le vrai et le bien et lorsque l’habitude du péché rend peu à peu la conscience presque aveugle » a. En ces cas, la personne est coupable du mal qu’elle commet.
L’ignorance du Christ et de son Évangile, les mauvais exemples donnés par autrui, la servitude des passions, la prétention à une§133 autonomie mal entendue de la conscience, le refus de l’autorité de l’Église et de son enseignement, le manque de conversion et de charité peuvent être à l’origine des déviations du jugement dans la conduite morale.
La conscience§1751 bonne et pure est éclairée par la foi véritable. Car la charité procède en même temps « d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans détours » 1 :
Plus la conscience droite l’emporte, plus les personnes et les groupes s’éloignent d’une décision aveugle et tendent à se conformer aux règles objectives de la moralité 12345.
