Il est donc erroné de juger de la moralité des actes humains en ne considérant que l’intention qui les inspire, ou les circonstances (milieu, pression sociale, contrainte ou nécessité d’agir, etc.) qui en sont le cadre. Il y a des actes qui par eux-mêmes et en eux-mêmes§1789, indépendamment des circonstances et des intentions, sont toujours gravement illicites en raison de leur objet ; ainsi le blasphème et le parjure, l’homicide et l’adultère. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien.
L’objet, l’intention et les circonstances constituent les trois « sources » de la moralité des actes humains.
L’objet choisi spécifie moralement l’acte du vouloir selon que la raison le reconnaît et le juge bon ou mauvais.
« On ne peut justifier une action mauvaise faite avec une bonne intention » a. La fin ne justifie pas les moyens.
L’acte moralement bon suppose à la fois la bonté de l’objet, de la fin et des circonstances.
Il y a des comportements concrets qu’il est toujours erroné de choisir parce que leur choix comporte un désordre de la volonté, c’est-à-dire un mal moral. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien.