Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

III. Le consentement matrimonial

Les protagonistes de l’alliance matrimoniale sont un homme et une femme baptisés, libres de contracter le mariage et qui expriment§1734 librement leur consentement. « Etre libre » veut dire :
– ne pas subir de contrainte ;
– ne pas être empêché par une loi naturelle ou ecclésiastique.
L’Église considère l’échange des consentements entre les époux comme l’élément indispensable « qui fait le mariage » a. Si le consentement§2201 manque, il n’y a pas de mariage.
Le consentement consiste en un « acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement » ab : « Je te prends comme ma femme » – « Je te prends comme mon mari » c. Ce consentement qui lie les époux entre eux, trouve son accomplissement en ce que les deux « deviennent une seule chair » 1.§1735
Le consentement doit être un acte de la volonté de chacun des contractants, libre de violence ou de crainte grave externe a. Aucun pouvoir humain ne peut se substituer à ce consentement b. Si cette liberté manque, le mariage est invalide.
Pour cette raison a, l’Église peut, après examen de la situation par le tribunal ecclésiastique compétent, déclarer « la nullité du mariage », c’est-à-dire que le mariage n’a jamais existé. En ce cas, les contractants sont libres de se marier, quitte à se tenir aux obligations naturelles d’une union antérieure b.
Le prêtre (ou le diacre) qui assiste à la célébration du mariage, accueille le consentement des époux au nom de l’Église et donne la bénédiction de l’Église. La présence du ministre de l’Église (et aussi des témoins) exprime visiblement que le mariage est une réalité ecclésiale.
C’est pour cette raison que l’Église demande normalement pour ses fidèles la forme ecclésiastique de la conclusion du mariage ab. Plusieurs raisons concourent à expliquer cette détermination :
– Le mariage sacramentel est un acte§1069 liturgique. Il est dès lors convenable qu’il soit célébré dans la liturgie publique de l’Église.
– Le mariage introduit dans un ordo ecclésial§1537, il crée des droits et des devoirs dans l’Église, entre les époux et envers les enfants.
– Puisque le mariage est un état de vie dans l’Église, il faut qu’il y ait certitude sur le mariage (d’où l’obligation d’avoir des témoins).
– Le caractère public du consentement protège le « Oui » une§2365 fois donné et aide à y rester fidèle.
Pour que le « Oui » des époux§2206 soit un acte libre et responsable, et pour que l’alliance matrimoniale ait des assises humaines et chrétiennes solides et durables, la préparation au mariage§2350 est de première importance :
Il faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au sein de la famille, sur la dignité de l’amour conjugal, sa fonction, son exercice : ainsi formés à la chasteté, ils pourront, le moment venu, s’engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la dignité a.

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