Avec le Baptême et l’Eucharistie, le sacrement de la Confirmation constitue l’ensemble des « sacrements de l’initiation chrétienne », dont l’unité doit être sauvegardée. Il faut donc expliquer aux fidèles que la réception de ce sacrement est nécessaire à l’accomplissement de la grâce baptismale a. En effet, « par le sacrement de Confirmation, le lien des baptisés avec l’Église est rendu plus parfait, ils sont enrichis d’une force spéciale de l’Esprit Saint et obligés ainsi plus strictement à répandre et à défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ » bc.
Dans l’Ancien Testament, les prophètes§702-716 ont annoncé que l’Esprit du Seigneur reposerait sur le Messie espéré 1 en vue de sa mission salvifique 2. La descente de l’Esprit Saint sur Jésus lors de son baptême par Jean fut le signe que c’était Lui qui devait venir, qu’il était le Messie, le Fils de Dieu 3. Conçu de l’Esprit Saint, toute sa vie et toute sa mission se réalisent en une communion totale avec l’Esprit Saint que le Père lui donne « sans mesure » 4.
Or, cette plénitude de l’Esprit ne devait pas rester uniquement celle du Messie, elle devait être communiquée à tout§739 le peuple messianique 1. À plusieurs reprises le Christ a promis cette effusion de l’Esprit 2, promesse qu’il a réalisée d’abord le jour de Pâques 3 et ensuite, de manière plus éclatante le jour de la Pentecôte 4. Remplis de l’Esprit Saint, les apôtres commencent à proclamer « les merveilles de Dieu » 5 et Pierre de déclarer que cette effusion de l’Esprit est le signe des temps messianiques 6. Ceux qui ont alors cru à la prédication apostolique et qui se sont fait baptiser, ont à leur tour reçu le don du Saint-Esprit 7.
« Depuis ce temps, les apôtres, pour accomplir la volonté du Christ, communiquèrent aux néophytes, par l’imposition des§699 mains, le don de l’Esprit qui porte à son achèvement la grâce du Baptême 1. C’est pourquoi dans l’Épître aux Hébreux, prend place, parmi les éléments de la première instruction chrétienne, la doctrine sur les Baptêmes et aussi sur l’imposition des mains 2. L’imposition des mains est à bon droit reconnue par la tradition catholique comme l’origine du sacrement de la Confirmation qui perpétue, en quelque sorte, dans l’Église, la grâce de la Pentecôte » a.
