Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

Tite 2, 13

en attendant la bienheureuse espérance et l’apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ,
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)

En attribuant à Jésus le titre divin de Seigneur, les premières confessions de foi de l’Église affirment, dès l’origine 1, que le pouvoir, l’honneur et la gloire dus à Dieu le Père conviennent aussi à Jésus§461 2 parce qu’il est de « condition divine » 3 et que le Père a manifesté cette souveraineté§653 de Jésus en le ressuscitant des morts et en l’exaltant dans sa gloire 4.
Le message du Jugement dernier appelle à la conversion pendant que Dieu donne encore aux hommes « le temps favorable§1432, le temps du salut » 1. Il inspire la sainte crainte de Dieu. Il engage pour la justice du Royaume de Dieu. Il annonce la « bienheureuse espérance » 2 du retour du Seigneur qui§2854 « viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru » 3.
L’Église célèbre le Mystère de son Seigneur « jusqu’à ce qu’il vienne » et que « Dieu soit tout en tous » 1. Dès l’âge apostolique la Liturgie est attirée vers son terme par le gémissement de l’Esprit dans l’Église : « Marana Tha ! » 2. La liturgie participe ainsi au désir de Jésus : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous [...] jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu » 3. Dans les sacrements du Christ, l’Église reçoit déjà les arrhes§950 de son héritage, elle participe déjà à la vie éternelle, tout en « attendant la bienheureuse espérance et l’avènement de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus » 4. « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens ! ... Viens, Seigneur Jésus ! » 5.
Saint Thomas résume ainsi les différentes dimensions du signe sacramentel : « Le sacrement est le signe qui remémore ce qui a précédé, à savoir la passion du Christ ; qui met en évidence ce qui s’opère en nous par la passion du Christ, à savoir la grâce ; qui pronostique, je veux dire qui annonce à l’avance la Gloire à venir » 12.
L’Église sait que, dès maintenant, le Seigneur vient dans son Eucharistie, et qu’il est là, au milieu de nous. Cependant, cette présence est voilée. C’est pour cela que nous célébrons l’Eucharistie « expectantes beatam spem et adventum Salvatoris nostri Jesu Christi » 1, en demandant « d’être comblés de ta gloire, dans ton Royaume, tous ensemble et pour l’éternité, quand Tu essuieras toute larme de nos yeux ; en Te voyant, Toi§1028§1041 notre Dieu, tel que Tu es, nous Te serons semblables éternellement, et sans fin nous chanterons ta louange, par le Christ, notre Seigneur » a.
Très tôt, l’usage liturgique a conclu la Prière du Seigneur par une doxologie. Dans la Didaché (8, 2) : « Car c’est à toi qu’appartiennent la puissance§2855 et la gloire dans les siècles ». Les Constitutions apostoliques (7, 24, 1) ajoutent en commençant : « le règne », et c’est la formule retenue de nos jours dans la prière œcuménique. La tradition byzantine ajoute après la gloire « Père, Fils et Saint Esprit ». Le missel romain développe la dernière demande 1 dans la perspective explicite de « l’attente de la bienheureuse espérance » 2 et de l’Avènement de Jésus§2854-Christ notre Seigneur, puis vient l’acclamation de l’assemblée ou la reprise de la doxologie des Constitutions apostoliques.
Dans la prière du Seigneur, il s’agit principalement de la venue finale du Règne de Dieu par le retour du Christ 1. Mais§769 ce désir ne distrait pas l’Église de sa mission dans ce monde-ci, il l’y engage plutôt. Car depuis la Pentecôte, la venue du Règne est l’œuvre de l’Esprit du Seigneur « qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification » a.