Que l’homme et la femme soient créés l’un pour l’autre, l’Écriture Sainte l’affirme : « Il n’est pas bon que l’homme§372 soit seul » 1. La femme, « chair de sa chair » 2, son égale, toute proche de lui, lui est donnée par Dieu comme un « secours » 3, représentant ainsi le « Dieu en qui est notre secours » 4. « C’est pour cela que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviennent une seule chair » 5. Que cela signifie une unité indéfectible de leur deux vies, le Seigneur lui§1614-même le montre en rappelant quel a été, « à l’origine », le dessein du Créateur 6 : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair » 7.
Matthieu 19, 6
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »Lire Matthieu 19 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (9)
Dans sa prédication, Jésus a enseigné sans équivoque le sens originel de l’union de l’homme et de la femme, telle que le Créateur§2336 l’a voulue au commencement : la permission, donnée par Moïse, de répudier§2382 sa femme, était une concession à la dureté du cœur 1 ; l’union matrimoniale de l’homme et de la femme est indissoluble : Dieu lui-même l’a conclue : « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni » 2.
Les deux, le sacrement du Mariage et la virginité pour le Royaume de Dieu, viennent du Seigneur lui-même. C’est Lui qui leur donne sens et leur accorde la grâce indispensable pour les vivre§2349 conformément à sa volonté 1. L’estime de la virginité pour le Royaume abc et le sens chrétien du Mariage sont inséparables et se favorisent mutuellement :
Dénigrer le mariage, c’est amoindrir du même coup la gloire de la virginité ; en faire l’éloge, c’est rehausser l’admiration qui est due à la virginité. [...] Car enfin, ce qui ne paraît un bien que par comparaison avec un mal ne peut être vraiment un bien, mais ce qui est mieux encore que des biens incontestés est le bien par excellence 1 ; voir FC 16).
L’amour des époux exige, par sa nature même, l’unité et l’indissolubilité de leur communauté de personnes qui englobe toute leur vie : « ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair » 1. « Ils sont appelés à grandir sans cesse dans leur communion à travers la fidélité quotidienne à la promesse du don mutuel total que comporte le mariage » a. Cette communion humaine est confirmée, purifiée et parachevée par la communion en Jésus-Christ donnée par le sacrement de Mariage. Elle s’approfondit par la vie de la foi commune et par l’Eucharistie reçue en commun.
À cette première réponse, une seconde vient s’ajouter : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor aux cieux ; puis viens, suis-moi » 1. Elle n’annule pas la première. La suite de Jésus-Christ comprend l’accomplissement des commandements. La Loi n’est pas abolie 2, mais l’homme§1968 est invité à la retrouver en la Personne de son Maître, qui en est l’accomplissement parfait. Dans les trois évangiles synoptiques, l’appel de Jésus adressé au jeune homme riche, de le suivre dans l’obéissance du disciple et dans l’observance des préceptes, est rapproché de l’appel à la pauvreté et à la chasteté 3. Les conseils évangéliques sont indissociables§1973 des commandements.
Jésus est venu restaurer la création dans la pureté de ses origines. Dans le Sermon sur la montagne, il interprète de manière rigoureuse§1614 le dessein de Dieu : « Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’. Eh bien ! moi je vous dis : ‘Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle.’ » 1. L’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a uni 2.
La Tradition de l’Église a entendu le sixième commandement comme englobant l’ensemble de la sexualité humaine.
La Tradition de l’Église a entendu le sixième commandement comme englobant l’ensemble de la sexualité humaine.
Le couple conjugal forme « une intime communauté de vie et d’amour fondée et dotée de ses lois propres par§1603 le Créateur. Elle est établie sur l’alliance des conjoints, c’est-à-dire sur leur consentement personnel et irrévocable » a. Tous deux se donnent définitivement et totalement l’un à l’autre. Ils ne sont plus deux, mais forment désormais une seule chair. L’alliance contractée librement par les époux leur impose l’obligation de la maintenir§1615 une et indissoluble b. « Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » 1.
L’adultère. Ce mot désigne l’infidélité conjugale. Lorsque deux partenaires, dont l’un au moins est marié, nouent entre eux une relation sexuelle, même éphémère, ils commettent un adultère. Le Christ condamne l’adultère même de simple désir 1. Le sixième commandement et le Nouveau Testament proscrivent absolument l’adultère 2. Les prophètes en dénoncent la gravité§1611. Ils voient dans l’adultère la figure du péché d’idolâtrie 3.
Le Seigneur Jésus a insisté sur l’intention originelle du Créateur qui voulait un mariage indissoluble 1. Il abroge les tolérances§1614 qui s’étaient glissées dans la loi ancienne 2.
Entre baptisés, « le mariage conclu et consommé ne peut être dissout par aucune puissance humaine ni pour aucune cause, sauf par la mort » a.
Entre baptisés, « le mariage conclu et consommé ne peut être dissout par aucune puissance humaine ni pour aucune cause, sauf par la mort » a.
