Catéchisme de l'Église Catholique Catéchisme de l'Église Catholique

Hébreux 1, 3

Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire, l’empreinte de sa substance, et qui soutient toutes choses par sa puissante parole, après nous avoir purifiés de nos péchés, s’est assis à la droite de la majesté divine au plus haut des cieux,
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)

À travers toutes les paroles§426-429 de l’Écriture Sainte, Dieu ne dit§65 qu’une seule Parole, son Verbe unique en qui Il se dit tout entier 1 :§2763
Rappelez-vous que c’est une même Parole de Dieu qui s’étend dans toutes les Écritures, que c’est un même Verbe qui résonne dans la bouche de tous les écrivains sacrés, lui qui, étant au commencement Dieu auprès de Dieu, n’y a pas besoin de syllabes parce qu’il n’y est pas soumis au temps 1.
C’est pourquoi les apôtres confessent Jésus comme « le Verbe qui était au commencement auprès de Dieu et qui est Dieu » 1, comme « l’image du Dieu invisible » 2, comme « le resplendissement de sa gloire et l’effigie de sa substance » 3.
Dieu qui a créé l’univers le maintient dans l’existence par son Verbe, « ce Fils qui soutient l’univers par sa parole puissante » 1 et par son Esprit Créateur qui donne la vie.
L’art sacré§1156-1162 est vrai et beau, quand il correspond par sa forme à sa vocation propre : évoquer et glorifier, dans la Foi et l’adoration, le Mystère transcendant de Dieu, Beauté Suréminente Invisible de Vérité et d’Amour, apparue dans le Christ, « Resplendissement de Sa gloire, Effigie de Sa Substance » 1, en Qui « habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité » 2, beauté spirituelle réfractée dans la très Sainte Vierge Mère de Dieu, les Anges et les Saints. L’art sacré véritable porte l’homme à l’adoration, à la prière et à l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, Saint et Sanctificateur.
Dans la liturgie romaine, l’assemblée eucharistique est invitée à prier Notre Père§270 avec une audace filiale ; les liturgies orientales utilisent et développent des expressions analogues : « Oser en toute assurance », « Rends-nous dignes de ». Devant le Buisson ardent, il fut dit à Moïse : « N’approche pas. Ote tes sandales » 1. Ce seuil de la Sainteté divine, Jésus seul pouvait le franchir, lui qui, « ayant accompli la purification des péchés » 2, nous introduit devant la Face du Père : « Nous voici, moi et mes enfants que tu m’as donnés » 3 :
La conscience que nous avons de notre situation d’esclaves nous ferait rentrer sous terre, notre condition terrestre se fondrait en poussière, si l’autorité de notre Père lui-même et l’Esprit de son Fils ne nous poussaient à proférer ce cri : ‘Abba, Père !’ 1 [...] Quand la faiblesse d’un mortel oserait-elle appeler Dieu son Père, sinon seulement lorsque l’intime de l’homme est animé par la Puissance d’en haut ? 2.
Le symbole des cieux nous renvoie au mystère de l’Alliance que nous vivons lorsque nous prions notre Père. Il est aux cieux, c’est sa Demeure, la Maison du Père est donc notre « patrie§1024 ». C’est de la terre de l’Alliance que le péché nous a exilés 1 et c’est vers le Père, vers le ciel que la conversion du cœur nous fait revenir 2. Or c’est dans le Christ que le ciel et la terre sont réconciliés 3, car le Fils « est descendu du ciel », seul, et il nous y fait remonter avec lui, par sa Croix, sa Résurrection et son Ascension (voir Jn 12:32 ; 14:2-3 ; 16:28 ; 20:17 ; Ep 4:9-10 ; He 1:3 ; 2:13).