Le nom divin « Je suis » ou « Il est » exprime la fidélité de Dieu qui, malgré l’infidélité du péché des hommes et du châtiment qu’il mérite§604, « garde sa grâce à des milliers » 1. Dieu révèle qu’Il est « riche en miséricorde » 2 en allant jusqu’à donner son propre Fils. En donnant sa vie pour nous libérer du péché, Jésus révélera qu’Il porte Lui-même le nom divin : « quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que ‘Je suis’ » 3.
Éphésiens 2, 4
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,Lire Éphésiens 2 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (3)
Il y a un double aspect dans le mystère Pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans§1987 la grâce de Dieu 1 « afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 2. Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce 3. Elle accomplit l’adoption filiale§1996 car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus lui-même appelle ses disciples après sa Résurrection : « Allez annoncer à mes frères » 4. Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa Résurrection.
La Liturgie est aussi participation à la prière du Christ, adressée au Père dans l’Esprit Saint. En elle toute prière chrétienne trouve sa source et son terme. Par la Liturgie, l’homme intérieur est enraciné et fondé 1 dans « le grand amour dont le Père nous a aimés » 2 dans son Fils Bien-aimé. C’est la même « merveille de Dieu » qui§2558 est vécu et intériorisé par toute prière, « en tout temps, dans l’Esprit » 3.
