« Par la grâce de Dieu, au bénéfice de tout homme, il a goûté la mort » 1. Dans son dessein de salut, Dieu a disposé que son Fils non seulement « mourrait pour nos péchés » 2 mais aussi qu’il « goûterait la mort », c’est-à-dire connaîtrait l’état§1005§362 de mort, l’état de séparation entre son âme et son corps, durant le temps compris entre le moment où il a expiré sur la croix et le moment où il est ressuscité. Cet état du Christ mort est le mystère du sépulcre et de la descente aux enfers. C’est le mystère du Samedi Saint où le Christ déposé au tombeau 3 manifeste le grand repos sabbatique de Dieu§349 4 après l’accomplissement 5 du salut des hommes qui met en paix l’univers entier 6.
Colossiens 1, 18
Il est la tête du corps de l’Église, lui qui est le principe, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses, il tienne, lui, la première place.Lire Colossiens 1 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (4)
Dans l’Écriture Sainte, nous trouvons une foule d’images et de figures liées entre elles, par lesquelles la révélation parle du mystère inépuisable de l’Église. Les images prises de l’Ancien Testament constituent des variations d’une idée de fond, celle du « Peuple de Dieu§781 ». Dans le Nouveau Testament 1, toutes ces images trouvent un nouveau centre par le fait que le Christ§789 devient « la Tête » de ce peuple a qui est dès lors son Corps. Autour de ce centre se sont groupés des images « tirées soit de la vie pastorale ou de la vie des champs, soit du travail de construction ou de la famille et des épousailles » b.
